24/05/2013

A la télévision cette semaine (25-31 mai)...

television.gif

Première diffusion uniquement.

En rouge ce qui a retenu notre attention.

 

Samedi 25 mai :

-Gad Elmaleh, papa est en haut. PARIS PREMIERE 20h40

 

Dimanche 26 mai :

-Virginie Hocq & Pascal Légitimus à Montreux. COMEDIE 16h10

-Eric Antoine, Mystéric. COMEDIE 17h40

 

Lundi 27 mai :

-Jean-Claude Brialy, le goût des autres (doc). FRANCE 5 20h40 INEDIT

-Popeck. COMEDIE 16h

-Bref à Montreux. COMEDIE 20h45

-Lauby ne fait pas Lemoine (Montreux). COMEDIE 22h25

 

Mardi 28 mai :

-Anne Roumanoff. M6 0h10

 

Mercredi 29 mai :

-100 ans du Sacre du Printemps et du Théâtre des Chps Elysées. ARTE 20h40 EN DIRECT

 

-Florence Foresti fait des sketches. TMC 20h45

-Personne n'est parfait. TMC 22h30

-Les bonobos. FRANCE 4 22h10

-Plus si affinités & friends. COMEDIE 20h45

 

Vendredi 31 mai :

-Grand gala de l'humour. FRANCE 4 20h45 INEDIT

-Anne Roumanoff (2010). FRANCE 4 22h50

-Elie Semoun se prend pour qui ? FRANCE 4 0h10

-Stéphane Guillon. COMEDIE 15h50

17:25 Publié dans Diffusions TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

23/05/2013

Au 14, "Monsieur Chasse" tranquillement...

critique monsieur chasse théâtre 14

Il est toujours plaisant de faire un tour par la case Feydeau. Et si l'on assiste aux mêmes quiproquos  et caleçonnades pour la vingtième ou trentième fois, le délire des vaudevilles du maître incontesté du genre ne manque jamais de remuscler nos zygomatiques. C'est la force des classiques. Au Théâtre 14, Jean-Paul Tribout s'attaque à "Monsieur Chasse" et nous en offre une version appliquée manquant toutefois un tantinet de folie et de nervosité. 

L'histoire en quelques mots. Monsieur va régulièrement chasser. Un jour, Madame doute de la nature de l'activité sportive de son époux, croit détenir la preuve de son infidélité et décide de prendre sa revanche avec leur meilleur ami. S'ensuivra un chassé croisé d'amants et maîtresses se connaissant tous  dans un immeuble de garçonnières tenu par une ancienne comtesse devenue concierge, ayant perdu son rang suite à un flagrant délit d'adultère avec un dompteur du cirque Fernando... 

critique monsieur chasse théâtre 14

La pièce de l'ami Georges n'a nullement besoin d'être sauvée. Rythmée, absurde à souhait, cocasse, truffée de répliques irrésistibles, d'aphorismes impayables, elle est d'une redoutable efficacité. Toutefois il convient, lorsqu'on la monte, de faire un sort aux personnages et d'insuffler aux situations une fièvre, une hystérie presque extra-terrestre qui emportera les rires. Or, bien "planplan" et ordinaire est ici le travail présenté. 

Du décor (six portes blanches aux découvertes colorées sur un plateau nu) à l'interprétation, en passant par la mise en scène, peu d'idées, d'innovations, de propositions. On reste dans un académisme vieillissant, se contentant de dérouler scènes et répliques sur un ton souvent trop quotidien. On s'agite doucement, on se met gentiment en colère, même les portes claquent mollement. Tout ce petit monde semble prendre le thé. Trop sage pour déclencher les rires aussi fréquemment que souhaité par l'auteur.

Ceci étant posé, les acteurs expérimentés, techniquement impeccables, assurent une portée minimum à la chose, rendant la représentation sympathique bien que sans surprise. A commencer par le duo moteur Moricet-Léontine campé par l'énergique Marie-Christine Letort et le très juste Jacques Fontanel. En mari volage, Jean-Paul tribout pourrait s'agiter un peu plus mais fait le job. En drolatique concierge-comtesse, Claire Mirande ne manque pas ses effets. Thomas Sagols,  en jeune insouciant à la mode entretenant des maîtresses, apporte pour sa part une fraîcheur et une fantaisie que l'on aurait aimé retrouver tout au long du spectacle. Emmanuel Dechartre et Xavier Simonin, enfin, bouclent cette honnête distribution.

Eventuellement.

Jusqu'au 6 juillet.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

critique monsieur chasse théâtre 14

Photos : Lot

22/05/2013

L'esthétisante plongée de William Mesguich dans les bas fonds du Paris d'Eugène Sue...

Capture d’écran 2013-05-22 à 09.21.02.png

Transposer au théâtre, dans un spectacle de seulement deux heures, les quelques 1300 pages du roman-feuilleton d'Eugène Sue, publié dans la presse en 1842, relevait de la gageure. Aussi évident que de résumer 35 saisons des "Feux de l'Amour" en deux minutes... C'est pourtant ce qu'ont tenté Charlotte Escamez (adaptation) et William Mesguich (mise en scène). Le fruit de leur labeur est brillamment porté par 8 comédiens, se révèle plutôt prenant, dense, quelquefois confus du point de vue narratif mais visuellement séduisant, en dépit de certains passages un brin pompeux.

Dans "Les Mystères de Paris", bandits, criminels, pervers, croisent le chemin et le destin de Rodolphe, duc allemand désireux d'aider les nécessiteux, parcourant pour cela les rues sombres de la capitale, s'immisçant dans ses tripots et cabarets populaires. Là, notre héros fait la rencontre de Fleur de Marie, orpheline de 14 ans mise de force sur le trottoir par des êtres malfaisants, qu'il décide de placer sous sa protection. C'est le point de départ de tribulations rocambolesques transportant le spectateur au coeur d'un XIXème siècle dépeint sans fioriture, fascinant, violent, terrifiant, dont les us et coutûmes interrogent parfois celles de notre époque en leur faisant écho.

William Mesguich a choisi de travailler sur des images plus fantasmées que réalistes, recourant à une scénographie minimaliste mais efficace, évoquant une sorte de boulevard du crime souterrain aux accents de fête foraine, aux anachronismes aussi récréatifs que signifiants,   permettant d'enchaîner  sans temps mort de nombreux  tableaux au cours desquels la distribution se démultiplie, chacun campant tour à tour narrateur, notable, brigand, vieille sorcière, ou fille de joie, aux looks grand-guignolesques savamment étudiés. Citons-les : Jacques Courtès, Zazie Delem, Romain Francisco, Marie Frémont, Sterenn Guirriec, Julie Laufenuchler, et bien sûr William Mesguich. Leurs près de 25 compositions sont toutes excellentes. 

Il conviendra, avant de prendre le chemin de La Tempête, d'avoir relu l'ouvrage de Sue afin de ne perdre le fil de cette fresque aux ellipses théâtrales peut-être parfois trop franches,  mais le travail vaut la peine d'être vu. Sans aucun doute.

Jusqu'au 16 juin.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

Capture d’écran 2013-05-22 à 09.23.14.png

Photos : Palazon

21/05/2013

Démarrage du festival "Mises en Capsules" 2013...

festival mises en capsules 2013

Septième édition, déjà, de cette belle manifestation initiée par Salomé Lelouch et Benjamin Bellecour, dédiée aux formes courtes. Lancé il y a 24 heures, le festival du Ciné 13 Théâtre proposera jusqu'au 8 juin une quinzaine de spectacles joués en alternance (5 par jour) mêlant théâtre, impro, danse, magie... Un patchwork des plus plaisants permettant de découvrir de jeunes artistes, auteurs, comédiens (près de 80 participants), au cours d'une ou plusieurs soirées. Car on peut opter pour le "pass intégral" (36 euros seulement) et revenir à volonté, alors pourquoi brider sa curiosité ?

C'est avec une amusante improvisation que nous attaquâmes la soirée d'hier. Un travail paradoxalement soigneusement préparé par la dizaine d'acteurs présents sur le plateau sous la houlette d'Irwin Konigsberg et Guarani Feitosa (plan, traits de caractère des protagonistes, chute...), évitant des longueurs souvent inhérentes à l'exercice , plongeant le public au coeur de la réunion de pré-rentrée du corps enseignant d'un collège de banlieue, et donnant à voir une réjouissante galerie de personnages aussi vrais que caricaturaux, aux tics et habitudes joliment croqués. Mention spéciale à l'improbable rap final du prof de sport et du cuisto de la cantine à destination des élèves pour vanter les produits bios...

Trente minutes plus tard, la seconde capsule nous transporta dans l'univers pour le moins décontenançant et corrosif de Rafael Spregelbrud, dont vous aviez peut-être applaudi il y a peu "Lucide"  ou "La Estupidez" (brillamment mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo). Les écrits "sous substances" de l'auteur argentin réclament virtuosité et audace si l'on souhaite les faire entendre au mieux. Or en montant "L'Inappétence", pièce évoquant entre autres les conséquences du temps qui passe sur le couple ou la décomposition de la famille, les névroses que cela engendre, Adrien Melin et ses comédiens ont manqué d'assurance et fait preuve de trop d'approximations, d'hésitations. Dommage car les errements de Madame Levrette en quête d'une aventure extra conjugale extrême en allant payer ses factures avaient de quoi faire mouche... D'autant que de véritables talents occupaient le plateau.

Nous quittâme la fête juste après mais reviendrons bien vite nous "encapsuler"...

Notez qu'au soir du 8 juin, un jury remettra à l'une des équipes participantes un prix l'incitant à développer sa proposition dans un format plus long. N'hésitez pas vous aussi à y aller de vos pronostics.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif