30.11.2011

Quand les théâtres parisiens se tirent une balle dans le pied...

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Une brève de l'AFP nous apprenait hier que 29 théâtres privés parisiens (autrement dit les trois cinquièmes d'entre eux) avaient annoncé leur retrait de l'organisation et de la compétition des Molières, inventée il y a plus de 25 ans par Georges Cravenne, signant ainsi l'arrêt de mort quasi certain d'une manifestation selon eux dépassée. Autre raison : l'éternelle gueguerre entre le privé et le subventionné, le second étant soit disant surreprésenté au sein du collège de votants...

Le ministre de la culture a signifié son intention de recevoir les mécontents, le président de France TV a demandé à la profession de réfléchir à une nouvelle formule, mais cela sent le sapin...

Nous n'entrerons pas ici dans une polémique dont nous ne maîtrisons pas tous les éléments mais nous permettrons cependant d'afficher notre consternation la plus totale devant l'incapacité de l'ensemble des professionnels du secteur à promouvoir de façon solidaire le spectacle vivant en ces temps de crise.

Doit-on rappeler cette première partie de saison catastrophique pour un grand nombre de salles parisiennes ? Certaines productions, et non des moindres, n'ont pas tenu six semaines, quand d'autres peinaient à remplir l'orchestre à grands renforts d'invitations... Doit-on évoquer Les 20% de baisse de fréquentation par rapport à l'an passé, qui font eux-même suite à trois années difficiles ?

Il y a trente ou quarante ans, un succès pouvait tenir l'affiche plusieurs saisons. Il y a dix ans un producteur était heureux lorsque son spectacle se donnait de septembre à juin. Aujourd'hui on sabre le champagne quand on tient quatre mois, on colle même des bandeaux "triomphe, prolongations" dès le mois d'octobre. Triste réalité d'une économie des plus précaires...

Alors certes, la cérémonie des Molières n'était pas sans défaut, avait même parfois tout du pensum pour le spectateur, son audience flirtait souvent avec les scores d'Arte entre trois et quatre heures du matin, le résultat de certains votes fleuraient quelquefois bon le copinage, mais cette "fête du théâtre" (qui s'améliorait depuis trois ans ) avait le mérite de célébrer un art fragile, de mettre en lumière les artistes, et les statuettes décernées attiraient dans les salles nombre de spectateurs, assurant une hausse de fréquentation significative aux heureux établissements lauréats.

N'aurait-il pas été judicieux de trouver le programme remplaçant avant de flinguer celui-ci ?

Et puis les Molières nous auront malgré tout procuré de beaux moments d'émotion, m**de !


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29.11.2011

Un Molière moderne et enlevé au Gymnase...

critique le médecin malgré lui théâtre du gymnase

Dans la lignée du théâtre de tréteaux qu'appréciait Jean-Baptiste Poquelin, L'Ecla Théâtre, spécialiste en spectacles pour enfants, propose, sous la houlette de Laëtitia Guédon, un "Médecin Malgré Lui" à la portée de tous, rythmé, drôle, et plein de trouvailles.

Vous connaissez probablement l'histoire. Afin de se venger de son mari Sganarelle, rustre alcoolisé du matin au soir qui une fois de plus l'a rouée de coups, Martine fait passer celui-ci pour médecin. Il se verra contraint de soigner, malgré lui, une jeune fille de bonne famille devenue muette depuis que son père l'a promise à un homme qu'elle n'aime pas... Cette pétillante comédie de Molière est à la fois une satire de la médecine, une amusante peinture du couple, des milieux paysans et bourgeois, et une ode à l'amour libre en même temps qu'une déclaration de guerre au mariage forcé. Comme toujours chez l'auteur, le propos est intemporel et indémodable.

L'intelligente mise en scène de Laëtitia Guédon brasse et met en avant de façon contemporaine ces différentes cultures, classes sociales et ethnies. Le rideau  se lève sur un camp gitan euphorique qui n'est pas sans faire penser à ceux des films de Kusturica ("Chat noir chat blanc", "Le temps des gitans"...). Il se baisse alors que nous sommes sur le quai du métro Barbès. Entre les deux, le spectateur fait un tour chez un marchand de tissu africain. Le voyage est réussi, notamment grâce à l'astucieuse scénographie de Soline Portmann qui assure une appréciable fluidité à l'action (une boîte "accordéon" qui se déplie, se replie, et dont les fonds se retournent en quelques secondes).

La distribution est honnête, portée du début à la fin par Teddy Mélis qui compose un réjouissant Sganarelle, roublard à souhait. Doté d'une force comique patente, d'un parfait sens du rythme et d'une technique irréprochable, il compense, sans "tirer la couverture", les quelques faiblesses de certains de ses camarades de jeu. Le garçon devrait rapidement faire parler de lui.

Cette production se révèle une excellente occasion de donner à voir le théâtre classique aux plus jeunes, avant que leurs professeurs de français ne les en dégoûtent et qu'il ne soit trop tard pour leur faire comprendre que non, Molière n'est pas ch... et qu'il est tout de même cent fois plus intéressant  que "Mon cul sur la commode" et autres "Clan des divorcées" (cette fin de phrase s'adresse aussi aux  moins jeunes...). 

Pour réserver des places, cliquez ci-contre :   logo125_27_fnac_bl.gif


Le Médecin malgré lui / Molière from Ecla Théâtre on Vimeo.

27.11.2011

Tous au Petit Palais !

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Le Français expose ses trésors en bas des Champs Elysées.

A la fois fort récréative et instructive, l'exposition dévoile l'histoire et le fonctionnement de la maison de Molière, depuis sa création par Louis XIV jusqu'à nos jours.

Pour ce faire, peintures, sculptures, manuscrits, éléments de décors, costumes ou accessoires ayant appartenu à des légendes des planches comme Sarah Bernhardt, masques, photos, ou encore maquettes servent de guides. Il serait regrettable de passer à côté d'oeuvres bien souvent superbes séjournant en temps normal dans des espaces inaccessibles pour la plupart.

Seule ombre au tableau, un splendide et immense mur d'une soixantaine de maquettes de décors curieusement agencé (sans doute par un improbable "metteur en espace"...). Car pour les apprécier  toutes, il vous faudra, au choix, ou mesurer quatre mètres de haut, ou vous munir de chaussures à ressorts... Un peu crispant.

Nonobstant cette petite contrariété, la visite réjouira les amateurs ou passionnés de théâtre que vous êtes.

Comptez 45 minutes.

Pour prendre vos tickets d'entrée, cliquez ci-contre :  logo125_27_fnac_bl.gif

Ci-dessous une visite guidée en vidéo, reflétant parfaitement la richesse et la variété de l'exposition.

La Comédie Française s'expose ! from Paris Musees on Vimeo.


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26.11.2011

A la télévision cette semaine (26 novembre-2 décembre)

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Première diffusion uniquement.

En rouge ce qui a retenu mon attention.

 

Samedi 26 novembre :

-Florence Foresti, mother fucker. TF1 23h10

-Les chevaliers du fiel (2004). PARIS PREMIERE 20h35

-La presse est unanime. COMEDIE 12h

-Mado fait son show. COMEDIE 20h40

-Patrick Bosso. COMEDIE 22h15

-Madame Raymonde exagère. PINK TV 22h EN CLAIR

 

 

Dimanche 27 novembre :

-Les chevaliers du fiel (2008). FRANCE 4 15h35

-Chaud les Vamps. PARIS PREMIERE 13h25

-Les Vamps. PARIS PREMIERE 15h10

-Amour sur place ou à emporter. COMEDIE 16h20

-Plus si affinités. COMEDIE 17h30

 

Lundi 28 novembre :

-Sylvie Joly, je suis votre idole. COMEDIE 13h35

-Marc Jolivet, l'utopitre. COMEDIE 15h15

-Gad Elmaleh, décalages. COMEDIE 20h40

 

Mardi 29 novembre :

-Rowan Atkinson live. COMEDIE 13h45

-Michael Youn, pluskapoil. COMEDIE 14h45

 

Mercredi 30 novembre :

-La folie du spectacle (doc). PARIS PREMIERE 15h50

-Les 2 ânes. PARIS PREMIERE 20h35

-Paris fait sa comédie 2010. COMEDIE 13h45

-Guy Mont&gné. COMEDIE 15h10

-L'empiaffée. COMEDIE 20h40

-Just for love. COMEDIE 22h20

 

Vendredi 2 décembre :

-Anne ROumanoff X2. FRANCE 4 20h40

-Denis Maréchal. COMEDIE 13h45

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25.11.2011

A l'Oeuvre, un spectacle musical un peu vite écrit...

critique bistro théâtre de l'oeuvre

Au bas d'un immeuble promis à la démolition, Jo, propriétaire d'un bar familial aux origines russes, fait ses cartons afin de quitter l'endroit qu'elle occupait depuis l'enfance. L'occasion pour le passé de refaire surface, et pour Jo de dresser le bilan forcément remuant d'un pan de vie qui s'achève, entre rire et vague à l'âme, aux côtés de son amie d'enfance, d'une ancienne serveuse et d'un client fidèle. Le tout en chansons. 

Humanité, tendresse, et nostalgie promettaient  d'être au rendez-vous de ce spectacle musical non dénué de qualités sur la vie, la famille, l'amour, le temps qui passe. On quitte malheureusement le théâtre de l'Oeuvre partagé.

Sylvie Audcoeur et Marie Piton, signataires de "Bistro", se sentent de toute évidence à l'aise dans l'écriture de chansons qui s'avèrent efficaces, joliment tournées, cernant avec justesse et sensibilité les sujets évoqués, portées par les harmonieuses mélodies de Patrice Peyriéras.  Elles ont en revanche fourni un script des plus ténus et esquissé des personnages manquant cruellement d'épaisseur. Si la concision sied à la variété, il eut fallu fortement développer situations, dialogues,  caractères  et propos qui nous paraissent pauvrets, même si ces défauts s'estompent légèrement dans la seconde partie de la pièce... 

Tout cela est d'autant plus regrettable que l'interprétation n'est pas en cause. Au contraire. Michèle Simonnet, Alexis Désseaux et les deux auteures, tous porteurs d'une belle sincérité, habitent ceux qu'ils incarnent et les chargent en émotion. Presque trop compte tenu de la partition qui leur est allouée.

Signalons enfin un problème de rythme  qui, espérons-le, devrait disparaître au fil des représentations, si toutefois celui-ci ne se situe pas dans la structure même de la pièce, ce qui n'est pas à exclure totalement.

Restent des comédiens attachants et des chansons plaisantes, à découvrir au coeur de l'élégant décor d'Edouard Laug.

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23.11.2011

L'émouvante pudeur de Fanny Ardant...

critique l'année de la pensée magique théâtre atelier fanny ardant

 

C'est le récit d'une femme en deuil que nous livre Fanny Ardant, pour son (court !) retour sur les planches. Elle fait sien le texte-témoignage  d'une auteure américaine, Joan Didion, narrant comment elle affronta la disparition subite de son mari suite à une crise cardiaque, puis celle de sa fille quelques mois plus tard.

Se réfugiant dans l'écriture, sans jamais tomber dans un pathos larmoyant, Joan Didion a décrit et analysé ses sentiments, mêlés aux souvenirs de la vie à deux, à trois, oscillant entre une prose presque poétique  et une description factuelle, voire clinique, de son attitude vis à vis de la mort. Refus d'admettre la réalité d'abord, croire en un prochain retour de l'être aimé, puis l'acceptation, puis la vie qui continue malgré tout, malgré les  détails du quotidien qui rappellent sans cesse la personne disparue.

De par sa sobriété, son élégance et parfois son humour, cette plongée au plus  profond de la douleur nous touche. Pour transmettre toute la puissance et les subtilités de cette poignante confession, il fallait une comédienne qui soit à son image. Fanny Ardant se révèle ici une majestueuse interprète. La douceur et la musicalité de sa voix habillent au mieux  la sincérité d'une émotion maîtrisée. Elle donne à son personnage à la fois force et fragilité. Le jeu est riche, nuancé, ciselé, justement guidé par Thierry Klifa à la mise en scène. L'actrice tient par ailleurs parfaitement son texte, prend admirablement possession du plateau, sait capter l'attention. En salle, la qualité d'écoute est remarquable. Ce n'est pas là un hasard...

Au salut, Fanny Ardant paraît bouleversée, et presque surprise de l'accueil qui lui est fait. Mais il n'est que mérité. Car si d'aucuns étaient venus applaudir une star du septième art, c'est bien une très grande interprète de théâtre qui s'est mise en danger sous leurs yeux. Mais nous n'en doutions pas.

Allez-y !

"L'année de la pensée magique". Au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 14 décembre.

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22.11.2011

Le géant Pinder en perte de vitesse... ?

critique cirque pinder 2011

Outre un plateau 2011 plutôt décevant (Les concurrents auraient-ils fait leurs "courses" avant ?), même si l'ensemble des disciplines du cirque traditionnel y est présenté proprement mais sans véritable brio, l'établissement pâtit d'un manque cruel de coordination artistique.

Sophie Edelstein, directrice artistique justement, semble davantage préoccupée par sa carrière télévisuelle (jurée de l'émission d'M6 "Incroyable Talent") que par la cohérence du spectacle présenté sous son chapiteau. Chapiteau qu'elle a quitté cette saison afin d'aller montrer ses grandes illusions dans un cabaret alsacien. Un peu dommage, car on sent bien qu'il n'y a pas grand monde à la barre pour rythmer un show se déroulant laborieusement et faire un tout de ces numéros disparates. 

Le cirque a par ailleurs perdu il y a peu un excellent Monsieur Loyal en la personne de Frédéric Colnot, qui avec sobriété et élégance assurait les intermèdes. Son remplaçant, loin d'avoir sa finesse, maltraite la langue française, lorsqu'il parvient à faire une phrase qui se tient, et manie un humour au goût parfois douteux, peu compatible avec la présence des plus jeunes dans l'assistance. Contrairement au apparences,  "populaire"  n'a jamais rimé avec "vulgaire"...

Ajoutons qu'avant la représentation le public a droit à un pénible et long quart d'heure de publicité en live au centre de la piste... Une nouveauté dans le monde du spectacle vivant qui nous laissa sans voix ! Certes les temps sont durs pour tout le monde, mais dix minutes d'éloges d'une voiture, exposition à l'appui, puis cinq de la radio partenaire et autant d'un troisième sponsor n'ont à mon sens pas leur place ici.

Si la famille Edelstein fait le plein en province durant sa longue tournée annuelle, il est fort à parier qu'elle souffrira difficilement la comparaison à Paris avec les Bouglione et autres Gruss dont "l'emballage" se révèle autrement plus soigné. Et nous ne parlons même pas ici du programme...

Reste un spectacle qui séduira sans aucun doute les plus jeunes, notamment grâce à l'indéniable qualité des numéros d'animaux (superbes fauves, animaux exotiques, éléphants), et la présence d'un jeune acrobate d'une grâce absolue que vous découvrirez dans la vidéo ci-dessous. 

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21.11.2011

Lorsque tombent les apparences...

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Le Vieux Colombier propose en cette fin d'année un Brecht en un acte aussi drôle que cruel. "La Noce", également connue sous le titre "La noce chez les petits bourgeois", est la décapante satire d'un milieu soucieux du "qu'en dira t'on", attaché aux us et coutumes régissant la vie en société, en bonne société, faisant tout son possible pour masquer une réalité souvent moins flatteuse qu'il n'y paraît. Mais lors de ce repas de noces, l'alcool aidant, les faux semblants ne tiennent pas longtemps, le pugilat n'est pas loin... Au delà d'une classe sociale ou d'une époque en particulier , c'est bien des rapports humains en général dont il est question ici. Amour, famille, argent, situation... Tenir son rang, sauver l'honneur,  les apparences, mais à quel prix, et pour quoi faire ?

Si la pièce se classe parmi les comédies, c'est aussi un drame. Pour faire jaillir la noirceur et la dureté du propos brechtien, la metteur en scène allemande Isabel Osthues a opté pour le burlesque le plus total. Le choix est judicieux. Embarqués dans un jeu outrancier, presque clownesque, les comédiens ne perdent rien de la vérité ni de la gravité de leurs personnages, et à mesure que croissent les éclats de rire du public, le miroir tendu glace de plus en plus le sang.

En jeunes mariés tentant de sauver les meubles, au propre comme au figuré (elle était enceinte avant le mariage, le mobilier qu'il a construit lui-même faute de moyens s'écroule au fil de la soirée), la grande Marie-Sophie Ferdane et le plus petit Nâzim Boudjenah forment, tels Laurel et Hardy, un couple absolument parfait. Nous retiendrons également la prestation de Félicien Juttner en irrésistible poivrot tombant sous le charme d'une Véronique Vella qui, en vieille fille bordeline plus vraie que nature, fait de lui son dessert... Cécile Brune, Sylvia Bergé, Laurent Natrella, Stéphane Varupenne et Elliot Jenicot complètent cette distribution de qualité, incarnant le reste de la famille et des invités attablés.

Cherchant encore ses marques, le spectacle trouve son rythme de croisière passée la première demi-heure pour s'achever en apothéose. Les illusions s'écroulent en même temps que le décor. Le chaos scénographique répondant à merveille au chaos psychologique des uns et des autres.  

Drôle et cinglant.

A voir.

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Photos : Brigitte Enguérand

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20.11.2011

Petits et grands enchantés par cette flûte !

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L'Ecla Théâtre produit et propose depuis plus de 20 ans des pièces du répertoire classique à l'attention du jeune public (en ce moment "Le Médecin Malgré Lui" au Gymnase). Cette année la compagnie s'attaque également à l'opéra, et plus particulièrement à Mozart, avec une  séduisante adaptation de "La Flûte Enchantée" mise en scène par Antoine Herbez.

Christian Grau-Stef, l'adaptateur,  a repris et simplifié la trame de l'histoire en écrivant de courts et distrayants dialogues à la portée des plus jeunes que le metteur en scène a agrémentés de nombreux effets. Tours de magie, lumière noire, machines à bulles ou à fumée captent l'attention et lient sans lourdeur les airs de l'oeuvre les plus connus.

Les artistes présents sur scène, accompagnés d'un quintet de musiciens, s'en donnent à "choeur joie" dans une fraîcheur et une bonne humeur qui font plaisir à voir... Le casting voix est impeccable. Applaudissons ici les performances de Fanny Crouet, une assez bluffante Reine de la Nuit (pour qui n'y connait pas grand-chose comme moi en tout cas) et du très à l'aise Ronan Debois, alias Papageno, dont les prestations sont des plus justes, tant dans le jeu, franchement drôle, que dans la voix qu'il a fort jolie.

L'ensemble, de facture classique mais de qualité, laissa sans voix les 600 enfants présents dans la salle le jour de ma venue (respect !), et ne devrait pas laisser indifférents vos chères têtes blondes, si vous avez la bonne idée de les arracher à leur ordinateur pour quelques heures... 

Je me permettrai une seule réserve à propos de la scénographie qui, si elle a raison d'être simple (cubes de différentes tailles déplacés selon les lieux de l'action et paravents peints), s'avère un peu primaire dans sa réalisation.

Pas de quoi cependant vous empêcher de vous rendre à la Porte Saint-Martin.

Pour réserver des places, cliquez ci-contre :  logo125_27_fnac_bl.gif

La Flûte enchantée - Mozart / mise en scène Antoine Herbez from Ecla Théâtre on Vimeo.


19.11.2011

A la télévision cette semaine (19-25 novembre)

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Première diffusion uniquement.

En rouge ce qui a retenu mon attention.

 

Samedi 19 novembre :

-Les plus grands magiciens du monde. PARIS PREMIERE 15h35

-Le paradis sur terre. PARIS PREMIERE 20h35 EN DIRECT

 

 


-Miche Boujenah, enfin libre. COMEDIE 12h00

-La presse est unanime. COMEDIE 20h40

-Grosse Chaleur. COMEDIE 22h30

-Congre et homard. FRANCE O 23h15

 

Dimanche 20 novembre :

-Panique au ministère. FRANCE 4 16h40

-Bernard Mabille. PARIS PREMIERE 16h10

-Carte blanche Stéphane Guillon. COMEDIE 17h45

 

Lundi 21 novembre :

-Paris fait sa comédie 2010. COMEDIE 15h30

 

Mardi 22 novembre :

-Guy Montagné. COMEDIE 13h45

-Sylvie Joly, je suis votre idole. COMEDIE 15h30

 

Mercredi 23 novembre :

-Elie Semoun au Palais des Glaces. FRANCE 4 15h10

-Le clan des divorcées. FRANCE 4 20h40

-Champ. France magie 2011. PARIS PREMIERE 15h55

-Mado la niçoise. PARIS PREMIERE 20h35

-Marc Jolivet, l'utopitre. COMEDIE 15h15

-Plus si affinité 1 friends. COMEDIE 20h40

-Les nouveaux talents du rire. COMEDIE 23h05

 

Jeudi 24 novembre :

-Gustin en spectacle. COMEDIE 13h40

-Bigard, oh ben oui ! COMEDIE 15h20

 

Vendredi 25 novembre :

-Dany Boon (2006). FRANCE 4 20h40

-Dany Boon (2003). FRANCE 4 22h15

-Les 2 ânes. PARIS PREMIERE 20h35

-Rowan Atkinson live. COMEDIE 15h50

  

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