29.01.2012
Xavier Simonin, un narrateur en or !

Reprise le 12 février prochain au La Bruyère d'un spectacle vu l'an passé à Vincennes.
Très belle surprise que cette adaptation scénique de "L'Or", de Blaise Cendrars, qui raconte, à travers le parcours de l'aventurier suisse Johann August Suter, la conquête de l'Ouest puis la ruée vers l'Or, la première ayant fait la fortune de celui-ci avant que la seconde n'entraîne sa ruine.
Au cours d'un monologue d'une heure quarante cinq, avec une aisance et un plaisir évidents, une classe absolue, une technique remarquable, une diction qui frôle la perfection et une gestuelle on ne peut plus nette (n'en jetez plus !), le comédien Xavier Simonin séduit et embarque le spectateur dans cette folle aventure superbement ponctuée et habillée par les harmonicas de Jean-Jacques Milteau (Grand Prix du Jazz de la SACEM, collaborateur de Barbara, Montand...).
Maîtrisant une voix qui finit par se fondre dans les compositions du musicien, l'artiste épouse le tempo de celles-ci non seulement dans son phrasé mais jusque dans son corps tout entier. Il nous fascine tant l'ensemble du travail présenté s'avère d'une limpidité et d'une fluidité envoutantes.
On ne peut pas dire que le sujet du spectacle avait particulièrement retenu mon attention. Force est pourtant de constater que Simonin et Milteau ont su m'emmener sans aucune difficulté jusqu'en Californie, en plein dix neuvième siècle, et me passionner pour le destin tragique du malheureux Suter. Et pas seulement grâce à la plume de Cendrars !
Un véritable travail d'orfèvre...
Allez-y.
Tous les dimanches et lundis.
L'OR de Blaise CENDRARS à Vincennes par vincennestv
04:34 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique l'or théâtre la bruyère xavier simonin jean-jacques mil |
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28.01.2012
Lancement officiel de la web tv FousdeTheatre TV !
15:48 Publié dans Actu, FousdeThéâtre TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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A la télévision cette semaine (28 janvier-3 février)

Première diffusion uniquement.
En rouge ce qui a retenu mon attention.
Samedi 28 janvier :
-Juste incorrect : la nuit de l'insolence. COMEDIE 20h40 INEDIT
-La Madeleine Proust haut débit. COMEDIE 22h10
Dimanche 29 janvier :
-Carte blanche à P. Timsit. COMEDIE 16h
-Nicolas Canteloup, deuxième couche. COMEDIE 17h20
Lundi 30 janvier :
-Pierre Palmade (2010). FRANCE 4 22h10
-Bigard, oh ben oui ! COMEDIE 13h35
-Fest. Rire Montreux 2009. COMEDIE 14h45
-Le Point Virgule fait Bobino 2011. COMEDIE 20h40
Mardi 31 janvier :
-Elie Kakou à Marseille. COMEDIE 13h40
-Dany Boon (1998). COMEDIE 15h05
Mercredi 1er février :
-Les 2 Anes. PARIS PREMIERE 20h40
-Florence Foresti à la Cigale. PARIS PREMIERE 22h50
-Jeff Dunham. COMEDIE 13h40
-Dany Boon (1997). COMEDIE 20h40
Jeudi 2 février :
-Jean-François Derec. COMEDIE 13h35
-Titoff. COMEDIE 15h10
Vendredi 3 février :
-Dany Boon (1995). FRANCE 4 22h25
-La Madeleine Proust fait le tour du monde. COMEDIE 14h55
05:46 Publié dans Diffusions TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27.01.2012
Joli rendez-vous à ne pas manquer aux Mathurins...

Metteur en scène de plus en plus demandé (Très chère Mathilde, L'Ouest Solitaire, Harold et Maude...), Ladislas Chollat, ancien assistant et collaborateur de Gildas Bourdet, prend la plume pour la première fois et co-signe avec Patricia Haute-Pottier une oeuvre aussi légère qu'intense, s'interrogeant avec simplicité et authenticité, sans grande phrase ni théorie sentencieuse, sur la direction que chacun choisit, ou pas, de donner à sa vie.
On connaissait les pièces traitant des trentenaires ou quadras bobos installés, souvent en crise existentielle, Chollat choisit d'évoquer la décénie qui précède, celle durant laquelle beaucoup de choix sont encore possibles, pour peu que l'on se mette un coup de pied...
Afin d'illustrer son propos, il met en scène Lukas (Nicolas Giraud), jeune homme sage et sans histoire, un peu lisse, bon élève, étudiant honorable, en couple depuis 12 ans avec Nora (Clémentine Poidratz), bientôt marié... Bref, dans un "moule" qu'il s'est lui-même imposé, souhaitant correspondre à l'image que son entourage avait de lui, ses parents ou ses proches, comme son amie Blanche (Aurore Auteuil). L'image de quelqu'un toujours là où on l'attendait. Et puis, soudainement, il décide de "faire une pause" dans cette vie semblant sur des rails, ne se rend pas au rendez vous que Nora lui a donné pour l'essayage de sa robe de mariée, et quitte le domicile conjugal... Une décision qui aura des conséquences sur l'existence des trois personnages évoqués ci-dessus, mais également, de façon plus surprenante, sur celle de Claude (Roger Dumas), écrivain sujet de la thèse de fin d'études de Lukas.
L'écriture est vive, moderne, tendue. Intelligente mais pas prétentieuse. Théâtrale, multipliant situations et séquences : face à face, conversations téléphoniques, échanges épistolaires, monologues... Les mots sonnent juste dans la bouche de protagonistes soigneusement dessinés. Si elle comporte peut-être quelques petites faiblesses, la construction de l'intrigue se tient cependant parfaitement. Un auteur est né, c'est certain.
Pour donner vie à tout ça, quatre comédiens à la sensibilité à fleur de peau qui ont su nous toucher. Nicolas Giraud associe brillamment fragilité et détermination. Clémentine Poidatz nourrit formidablement ses regards et silences. Aurore Auteuil, si elle doit encore apprendre à respirer son texte, fait preuve d'une belle sincérité. Roger Dumas, enfin, incarne avec élégance la sagesse de celui qui, même tardivement, a su donner du sens à sa vie.
A l'image du texte, la mise en scène va à l'essentiel, sans temps mort, d'une appréciable fluidité cinématographique. Le recours à la vidéo et à l'animation par petites touches est d'ailleurs réussi.
Frais, émouvant, positif, parfois naïf mais jamais niais, ce spectacle fait du bien.
Soyez à l'heure (19 heures !) au rendez-vous.
Réservez vos places en cliquant ci-contre :
12:45 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique je ne serai pas au rendez-vous ladislas chollat patrici |
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26.01.2012
L'amusante et dure réalité de la vie d'artiste sur fond d'opérette...

Lorsqu'une diva de seconde zone fait appel à son ex partenaire (à la ville comme à la scène) pour remplacer au pied levé son actuel camarade de jeu malade, "Amours d'Opérette",le récital promis (par Monsieur le maire !) aux habitants d'une petite ville de province ne se déroule pas tout à fait comme prévu. Entre réglements de comptes en coulisses et incidents inévitables, faute de répétition, durant la représentation, la soirée est longue et douloureuse pour les artistes...
Tel est le pitch de ce sympathique divertissement habilement construit, imaginé, écrit et interprété par Florence Andrieu et Flannan Obé qui prennent un malin plaisir à taquiner un genre musical quelque peu désuet. Si la partie "vie privée" du texte aurait sérieusement besoin d'être remaniée par un co-auteur et laisse craindre le pire en début de spectacle, on est très vite embarqué dans une réjouissante, cruelle mais fort juste peinture du métier et de ceux qui le pratiquent (rêves de gloire qui ne se réaliseront jamais, tournées rurales aux dates clairsemées dans des salles qui n'en sont pas avec des régisseurs amateurs...). On assiste également à un véritable spectacle de music hall virant au burlesque le plus total, déclenchant des rires nombreux.
Les voix sont impeccables, belles et puissantes, la mise en scène précise et pleine de trouvailles, permettant de passer de la scène aux coulisses à un rythme endiablé, les gags d'une efficacité imparable (ne les dévoilons pas afin de maintenir l'effet de surprise). Flannan Obé, que certains d'entre vous avaient peut-être pu apprécier dans "La Nuit d'Eliott Fall" l'an passé, dévoile une force comique incroyable qui compense le manque d'expérience théâtrale de sa partenaire, légèrement en sous-régime par rapport à lui, ce que l'on pourra regretter. Evoquons enfin l'appréciable accompagnement au piano d'Yves Meierhans, pour faire revivre avec enthousiasme et légèreté "Les Palétuviers", "Mexico", "Pomme d'api" et autres airs d'Offenbach et consorts...
Créé il y a plusieurs années, "L'envers du Décor" fait son retour dans la capitale au Ranelagh jusqu'au 17 mars. Nul doute qu'il vous fera passer une agréable soirée.
Réservez vos places en cliquant ci-contre :

Photo : Matthieu Salas
11:18 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique l'envers du décor théâtre du ranelagh florence andrieu |
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25.01.2012
Somptueuse trilogie italienne au Français !

Délice absolu que cette nouvelle mise en scène d'Alain Françon nous présentant, plus de trente ans après Giorgio Strehler dans la même maison, la célèbre trilogie de Carlo Goldoni (Les Manies, Les Aventures, et Le Retour de la Villégiature) au cours d'une seule représentation.
Retraduites par Myriam Tanant, ancienne assistante de Strehler, ayant subi quelques coupes afin de donner au spectacle une durée supportable (comptez tout de même quatre heures trente, entractes inclus), ces trois comédies grinçantes, tournant au drame, dépeignant les fastes estivaux d'une bourgeoisie en déclin, dépensant sans compter, plus soucieuse du paraître et du qu'en-dira-t-on que de sa survie financière et du véritable sens de la vie, se révèlent grâce au metteur en scène et aux interprètes français un pur moment de bonheur théâtral, visuellement proche de la perfection, scénographe, costumier et créateur lumière ayant également fait des merveilles.
Le travail de Françon est en effet saisissant de subtilité, de précision et de beauté. Une toile de maître. Chaque scène, Chaque situation, chaque personnage, chaque réplique, chaque geste, est aussi complexe et travaillé que simple et limpide, donnant à entendre Goldoni magistralement, comme il le fit dernièrement avec Tchekhov. Dans la légèreté et dans la profondeur. On peine d'ailleurs à percevoir comment l'on peut monter séparément les trois oeuvres de l'auteur tant elles ne prennent tout leur sens que réunies.

En tête de distribution, deux magnifiques actrices. Anne Kessler, valeur sûre du Français qui triompha l'an passé dans "Un Tramway...", et Georgia Scalliet, arrivée il y a peu, talent à surveiller de près, à mi-chemin entre une Audrey Tautou et une Marion Cotillard. Elles incarnent Vittoria et Giacinta, jeunes filles à marier de deux familles partant en villégiature, capricieuses et insupportables, quintessence d'une insouciance qui finira par avoir raison de leur bonheur. Elles sont irrésistible de drôlerie.
Mais c'est bien toute la troupe qui illumine le spectacle. On aimerait évoquer chacun. Laurent Stocker en réjouissant amoureux "par défaut", un peu teigneux, jaloux à souhait, tentant d'éliminer son rival, le toujours aussi fin Guillaume Gallienne. Hervé Pierre en touchant père en mal d'autorité. Danièle Lebrun, fabuleuse en vieille folle amoureuse de Michel Vuillermoz, pique assiette doublé d'un mufle auquel il donne toute sa dimension. Mais encore Bruno Raffaelli en sobre, sage et élégant marieur pragmatique, Elsa Lepoivre et Eric Ruf en serviteurs fidèles inculquant du bon sens à leurs maîtres... Ils sont tous formidables, drôles, émouvants, sincères, parfaitement distribués et font honneur à leur maison.
On ne pouvait rêver plus belle inauguration pour le Théâtre Ephémère !
Courez-y !
Jusqu'au 12 mars au Théâtre Ephémère. 19 heures.
Photos : Christophe Raynaud de Lage
13:32 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique trilogie de la villégiature comédie française |
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23.01.2012
Au Saint-Georges, la "Panik" est dans la salle...

J'attaquerai cette chronique en citant une spectatrice qui, rejoignant avec empressement la sortie une fois le rideau retombé, déclara dans un état de nerfs et d'épuisement avancé : "Si j'avais été en bout de rang, je serais partie depuis longtemps !"
Et moi donc...
Comme cette dame ma foi fort sensée, je me trouvai coincé au centre de l'orchestre, vendredi dernier au Théâtre Saint-Georges, ne pouvant échapper, faute d'entracte, à l'intégralité de la représentation de "Panik", comédie poussive sur les névroses et angoisses des quadras de la gent masculine signée Myka Myllyaho, artiste finlandais que je n'avais jusqu'à présent pas le malheur de connaître.
Le pitch. Sur le point d'être plaqué par sa femme, Léo débarque chez Max, son ami d'enfance, qui va tenter de le réconforter grâce à différentes techniques qu'il a lui-même vaguement explorées lors de ses phases de crise dont il n'est pas encore sorti. Joni, frère de Max, se joint alors à eux pour une thérapie de groupe des plus approximatives.
Nous serons bref. Mal ficelée, fourre-tout, aux personnages stéréotypés, aux dialogues d'une pauvreté navrante, la pièce déroule tantôt clichés sur les hommes, les femmes et l'amour , tantôt exercices de psy à la petite semaine supposés déclencher l'hilarité... Franchement raté.
Ce script des plus dispensables n'est en plus pas vraiment porté par la distribution. Eric Delcourt la joue solo, n'écoute pas ses partenaires et croit sauver la soirée en composant un personnage hystéro-cocaïno-cartoonesque allant chercher à tout prix le rire du public qui n'arrive pas (ou rarement); Anthony Delon passe un quart d'heure en caleçon, et c'est bien là le seul intérêt de sa prestation; quant à Thomas Joussier, qui signe aussi l'adaptation, il semble tout simplement avoir oublié de jouer...
Passons sur la mise en scène truffée de temps morts, de non-sens et d'approximations impardonnables dignes d'amateurs, et surtout passons à autre chose...
Vite !

17:05 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique panik théâtre saint-georges anthony delon |
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20.01.2012
A la télévision cette semaine (21-27 janvier)

Première diffusion uniquement.
En rouge ce qui a retenu mon attention.
Samedi 21 janvier :
-Florence Foresti à la Cigale. PARIS PREMIERE 20h40
-Parce que je la vole bien. COMEDIE 20h40
-Nicolas Canteloup. COMEDIE 22h10
Dimanche 22 janvier :
-Les chevaliers du fiel. FRANCE 4 17h05
-Virginie Hocq. PARIS PREMIERE 13h35
-Fest. Rire Montreux 2009. COMEDIE 15h55
-Popeck. COMEDIE 17h50
-Cirque de Pékin, la légende de Mulan. FRANCE O 20h35
Lundi 23 janvier :
-Panne de télé. COMEDIE 15h10
-Gad Elmaleh, décalages. COMEDIE 20h40
Mardi 24 janvier :
-Empreintes. Claude Rich (doc). FRANCE 5 23h30
-Dany Boon tout entier.COMEDIE 13h45
-Carte blanche à Timsit. COMEDIE 15h50
Mercredi 25 janvier :
-Titoff. COMEDIE 13h40
-Jeff Duhham. COMEDIE 15h15
-Just for love avec Arthur. COMEDIE 20h40
-Mado fait son show. COMEDIE 22h30
Jeudi 26 janvier :
-Michèle Bernier. Et pas une ride ! W9 20h40 EN DIRECT
-Gad Elmaleh, la vie normale. W9 22h30
-Bigard (1995). COMEDIE 13h50
Vendredi 27 janvier :
-Pierre Palmade (2010). FRANCE 4 20h40
-Muriel Robin au Zénith. FRANCE 4 22h10
-Les 2 ânes. PARIS PREMIERE 20h40
-La vie en rire. TV5 MONDE 21h
-Marc Jolivet, l'utopitre. COMEDIE 13h35
-Anne Roumanoff. COMEDIE 15h10
14:34 Publié dans Diffusions TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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19.01.2012
Majestueuse Judith Magre !

Est-il besoin encore de faire l'éloge de cette immense comédienne ? Judith Magre maîtrise son art à la perfection et joue de sa voix et de ses émotions comme un virtuose de son instrument. Sur la scène d'un théâtre, elle brille toujours par la subtilité et l'intelligence de ses interprétations. Passionnée, entière, investie, elle donne vie aux femmes qu'elle incarne avec une classe et une authenticité qui font que nous l'aimons et l'admirons.
En ce début d'année, à la Pépinière Théâtre, elle est Rose, dans un monologue de l'auteur américain Martin Sherman (Bent, entre autres, c'est lui). Cette femme battante, juive rescapée du ghetto de Varsovie dans lequel elle perdit mari et premier enfant, narre son histoire et nous raconte l'Histoire. De ses premières années en Russie à la naissance de ses petits enfants aux Etats-Unis, de sa fuite vers la Palestine sur l'Exodus à sa nouvelle vie à Miami, de la mort de son second mari à son troisième mariage, de la création de l'état d'Israel au conflit actuel au Moyen Orient. Le texte de Sherman est dense, drôle, touchant. A la fois superbe portrait de femme, poignant témoignage et regard sur l'histoire d'un peuple, et magnifque déclaration d'amour à la vie.
Pour donner à entendre ce propos, nulle nécessité de faire les pieds au mur. Thierry Harcourt l'a bien compris et signe une mise en scène minimaliste mais néanmoins rigoureuse dans laquelle il dirige son actrice avec une précision d'orfèvre. Les émotions sont fortes, une heure trente durant. Comme à son habitude, Madame Judith Magre déploie une palette de sentiments extrêmement larges, nous embarque sans difficulté au coeur de son histoire, et parvient une nouvelle fois à nous faire vibrer.
Allez-y !
Réservez vos places en cliquant ci-contre :
11:34 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique rose judith magre pépinière théâtre |
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18.01.2012
Une fantaisie baroque enjouée et élégante signée Molière, Hiegel et Morel...

Ah qu'il est bon de retrouver Molière et sa comédie ballet sous leur meilleur jour !
Catherine Hiegel, ancienne sociétaire du Français, a réuni plus d'une vingtaine d'artistes (acteurs, musiciens, chanteurs et danseurs) afin de nous offrir un grand et beau classique monté avec rigueur, enlevé, coloré, teinté d'une appréciable folie douce et incluant, chose suffisamment rare pour être soulignée, les intermèdes musicaux de Lully en "live".
Quel bonheur de voir François Morel s'emparer pour la seconde fois d'un personnage de Jean-Baptiste Poquelin, la première remontant à presque quinze ans lorsqu'il campa un hilarant Mascarille des Précieuses Ridicules, montées alors par Jérôme Deschamps. Aujourd'hui, le comédien insuffle à Monsieur Jourdain toute son espièglerie, sa naïveté décalée et son côté lunaire qui, associés à ses irrésistibles accès d'autorité, rendent ce bourgeois aussi touchant qu'insupportable et ridicule dans sa navrante quête de noblesse et de bonnes manières. Drapé dans une improbable et immense robe de chambre, dont les pans traînant au sol sur plusieurs mètres sont portés par ses laquais qui peinent à suivre, il évolue dans son "parc d'attraction" et vaque d'un plaisir à l'autre, ravi, tel un enfant de cinq ans, jusqu'à la célébrissime turquerie le "couronnant" Mamamouchi. Il est parfait !
Autour de lui, des partenaires à la hauteur. En tête Alain Pralon, sociétaire honoraire du Français (certainement pas un hasard...), amusant et excentrique maître de philosophie. Marie Armelle Deguy compose pour sa part une Madame Jourdain à la limite de l'hystérie tant elle n'en peut plus de son mari. Très drôle également ! Géraldine Roguez est une jolie graine de soubrette, Emmanuel Noblet fait des merveilles dans le rôle du profiteur Dorante, précieux, hautain et tête à claque à souhait, flanqué d'une Dorimène, Héloïse Wagner, délicieusement névrosée, réprimant avec difficulté un renvoi dès lors qu'elle évoque le mariage (elle est veuve )... On ne peut malheureusement les citer tous, mais sachez que le reste de la distribution est à l'unisson.
Un charmant petit orchestre baroque, les chorégraphies originales et sophistiquées de Cécile Bon, le surprenant décor signé Goury, les superbes costumes de Patrice Cauchetier et les éclairages ultra soignés de Dominique Borrini parachèvent ce divertissement haut de gamme accessible à tous.
Allez-y !
Réservez vos places en cliquant ci-contre :
14:53 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique le bourgeois gentilhomme théâtre porte saint-martin fra |
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