29.02.2012
Au Clavel, une sympathique parodie de boulevard à la sauce Demy...

C'est en effet du Feydeau trempé dans le pastel des films musicaux français des années 60 que nous propose la compagnie "C'est pas du jeu". Petite comédie légère habilement troussée par Anne Vantal à l'histoire improbable mêlant, entre autres, marivaudages, histoires d'amour et d'amitié, "C'est au cinquième" est une jolie réussite, même si l'on émettra quelques réserves sur l'interprétation.
Nous assistons donc à la journée d'Antoine, jeune comédien, qui projette de séduire la fille d'une star de cinéma afin de trouver du boulot. Mais ses voisins, colocs, et ex vont se charger de perturber ses plans, déboulant les uns après les autres à son domicile.
Tels des pantins aux mouvements chorégraphiés, les comédiens évoluent dans un réjouissant décalage et un jeu délicieusement faux. Léonard Prain et Jérémie Voog excellent d'ailleurs dans cet exercice. Nous regretterons cependant une hystérie un peu braillarde et fatigante, sans doute voulue par les metteurs en scène Anaïs Tellenne et Sophie Accard, chez la plupart des autres interprètes. Dommage.
Reste un spectacle rigoureusement monté, à la proposition séduisante, visuellement très abouti, duquel se dégagent une belle énergie ainsi qu'une folie douce qui fait grand bien.
On ne devra donc pas s'interdire de prendre le chemin du Clavel, un de ces prochains lundis. Les représentations sont à 20 heures.
11:31 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique c'est au cinquième théâtre clavel |
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28.02.2012
FousdeThéâtre TV : Parlons "théâtre" avec Xavier Simonin...
17:37 Publié dans Actu, FousdeThéâtre TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'or théâtre la bruyère xavier simoni blaise cendrars |
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27.02.2012
Juste et touchante, la belle incursion d'Huster dans le Bronx...

De ce texte autobiographique de Chazz Palminteri, Robert De Niro avait tiré un film ("Il était une fois le Bronx"). Aux Bouffes Parisiens, Francis Huster s'empare de cette poignante partition narrant l'enfance et l'adolescence d'un garçon élevé au coeur du Bronx, quartier new yorkais où la mafia prolifère dans les années 60-70, partagé entre les valeurs que lui inculque son père, honnête chauffeur de bus, et la fascination qu'il éprouve pour le caïd du coin qui a décidé de le prendre sous son aile.
Monologue à 18 voix, c'est une véritable pièce qui se joue sous nos yeux, grâce au talent incontestable d'Huster dans cet exercice. Il nous l'avait déjà montré il y a plus de vingt ans avec son adaptation de "La Peste", sa faculté à saisir un personnage en un geste et une intonnation, son aisance à passer d'un rôle à l'autre en un instant sont indéniables et assez bluffantes. Remarquablement dirigé par Steve Suissa qui lui permet de maîtriser un débit qui lui joua parfois quelques tours et lui évite de tomber dans un surjeu ou un cabotinage susceptible de lui nuire, le comédien se présente au public sous son meilleur jour.

Tour à tour enfant de neuf ans, mafieux, père de famille ou loubard, sans jamais chercher la performance et avec une grande humanité, il donne vie à tous les protagonistes de l'histoire.
Par ailleurs, une superbe scénographie réaliste (éclairée avec soin) signée Stéphanie Jarre représentant une rue aux immeubles et commerces abandonnés, délabrés, nous plonge merveilleusement dans l'ambiance adéquat. Ambiance renforcée par une bande son pour le moins envoûtante, composée entre autres de standards de l'époque, qui ponctue efficacement le spectacle.
Un texte dense, vif, nerveux, émouvant sur l'éducation, la transmission de valeurs et ce qu'un enfant devenu adulte décide d'en faire. Un acteur talentueux dont la passion et le plaisir de jeu transpirent une heure vingt durant. Une esthétique séduisante enfin. Autant d'éléments qui font de "Bronx" un spectacle populaire de très belle facture.
A voir.
Réservez vos places en cliquant ci-contre :
Photo : Ingrid Mareski
11:31 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique bronx francis huster bouffes parisiens |
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26.02.2012
FousdeThéâtre TV : Parlons "théâtre" avec Jean-Marie Besset...
18:21 Publié dans FousdeThéâtre TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : il faut je ne veux pas jean-marie besset théâtre de l'oeuvre |
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Au Fontaine et en dvd, des classiques pour les plus jeunes...

Depuis un certain temps déjà, la Compagnie Colette Roumanoff propose des matinées à destination du jeune public. Les "Classiques au Fontaine" sont même devenus une sorte d'institution... En cette fin février, plusieurs de ces productions sortent en dvd. Excellente occasion d'évoquer pour la première fois ici le travail de la troupe.
A travers des mises en scène basiques mais néanmoins efficaces, des comédiens plutôt talentueux font entendre et apprécier Molière, Beaumarchais ou encore Shakespeare à de petits néophytes attentifs qu'il n'est jamais trop tôt d'éduquer. Le ton est presque toujours juste, le rythme excellent, la diction parfaite, et surtout le plaisir de jeu évident et communicatif.
Nous pourrons regretter l'absence de décor (une table, une chaise, un banc), compensée par des costumes réalisés avec soin, pour le moins "chatoyants" et bariolés, dont l'étoffe semble toutefois issue du même lé que les rideaux, la nappe ou le canapé de chez Tata Claudette... Si cela n'est que détail, c'est parfois un peu perturbant.
Des spectacles à voir, donc, avec vos enfants, neveux, filleuls... pour un premier contact réussi avec le théâtre classique. Des dvd à vous procurer, dans un second temps, comme souvenir d'une après-midi réussie.
http://www.theatre.roumanoff.com
10:05 Publié dans Critiques, DVD, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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25.02.2012
A la télévision cette semaine (25 février-2 mars)

Première diffusion uniquement.
En rouge ce qui a retenu mon attention.
Samedi 25 février :
-Les 2 ânes. PARIS PREMIERE 13h40
-Jamel 100% Debbouze. PARIS PREMIERE 20h40
-Crazy, la nouvelle revue. PARIS PREMIERE 22h30
-Arielle Dombasle au Crazy Horse. PARIS PREMIERE 23h25
-Gros Mensonges. COMEDIE 20h40
-Le clan des divorcées. COMEDIE 22h10
-La Madeleine Proust fait le tour du monde. COMEDIE 23h45
Dimanche 26 février :
-Le Point Virgule fait Bobino. COMEDIE 16h10
-Fabrice Eboué. COMEDIE 17h55
Lundi 27 février :
-36ème fest. Cirque Monte Carlo. FRANCE 3 20h35 INEDIT
-Titoff. COMEDIE 13h45
-Carte blanche à Jonathan Lambert. COMEDIE 15h25
-Juste incorrect. COMEDIE 20h40
Mardi 28 février :
-Fest. Montreux 2010. COMEDIE 15h15
Mercredi 29 février :
-Les Bodin's. PARIS PREMIERE 13h35
-Les Bodin's, mère et fils. PARIS PREMIERE 15h30
-Anne Roumanoff (2009). COMEDIE 15h15
Jeudi 1er mars :
-Incroyable magie. RTL9 20h40
-Charlotte de Turckheim (2007). COMEDIE 15h20
Vendredi 2 mars :
-Anne Roumanoff X2. FRANCE 4 20h35
-Scènes et Backstage. DIRECT 8 20h35
-Bigard remet le paquet. COMEDIE 13h40
-Parce que je la vole bien. COMEDIE 15h35
05:38 Publié dans Diffusions TV, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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24.02.2012
Au Splendid, une comédie pour le moins... dramatique !

Quand le client régulier d'un bistro parisien affiche quotidiennement une identité différente, les habitués et employés des lieux se demandent qui peut bien être ce schizophrène un jour plombier, le lendemain pilote de ligne ou psychologue. Ensemble, avec leur bon sens de piliers de bar, ils décident de résoudre cette énigme.
On peine à comprendre les raisons qui ont bien pu pousser Bruno Moynot, ancien de la célèbre bande des Bronzés et actuel directeur du Splendid, à commettre, à quatre mains en plus, ce "Jacques le Plusieurs" à l'intrigue pour le moins poussive et d'une linéarité soporifique à souhait dont les dialogues feraient passer les sitcoms d'AB Productions des années 90 (Hélène et les garçons...) pour du Molière.
Script dérogeant aveuglément à toutes les règles de base de l'écriture théâtrale, plume inexistante, personnages dessinés à la truelle (on ne parle même plus ici de gros trait), humour navrant quand il est là... Devant tant d'amateurisme, les bras nous tombent, et les mots nous manquent.
Le pire dans tout ça, c'est que le maître des lieux, qui s'est octroyé le rôle titre, semble lui-même ne pas y croire tant ses compositions multiples, d'une nonchalance absolue, ne convainquent personne. Le spectateur sentant même poindre un début de malaise lorsque celui-ci apparaît grossièrement déguisé en femme.
Mais que sont venus faire dans cette galère Tom Novembre, Françoise Lépine et Jean-Pierre Durand ?
Un tour de force toutefois, réalisé par "Jacques le Plusieurs". Celui de ralentir le temps, puisque ce supplice d'une heure dix nous en aura largement paru le double.
Au Splendid, donc. Sans doute pas pour longtemps...
11:14 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique jacques le plusieurs splendid saint-martin |
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23.02.2012
En musique, sensibilisez vos enfants à l'écologie...

Bon... Il est vrai que spontanément, en recherchant un spectacle susceptible de divertir vos chères têtes blondes pendant ces vacances scolaires, vous orienteriez plus naturellement votre choix vers le chapiteau Pinder ou Bouglione le plus proche de chez vous que vers l'Essaïon, où se donne "Garbage Land", qui vous propose de parler ordures et tri sélectif une heure durant...
Eh bien vous auriez tort !
Car de ce sujet pour le moins rébarbatif, je vous l'accorde, la compagnie "Ca S'Peut Pas !" a fait un sympathique conte musical à l'esthétique surprenante et soignée, plutôt sophistiquée, aussi didactique que ludique. Outre l'inévitable leçon qu'il est bon d'inculquer aux plus jeunes et de rappeler à leurs parents, dialogues, chansons et situations font la part belle à un imaginaire un peu sombre mais très créatif, plein de poésie, qui saisit les enfants et séduit les adultes.
Trois comédiens chanteurs vous entraîneront donc à Garbage Land, pays des ordures, où Monsieur Léon trie les déchets de la planète afin de les recycler et surtout de ne pas mourir dessous, aidé de sa fille La Rochelle. Tous deux, il sensibiliseront Juliette, débarquée là par hasard alors qu'elle cherchait son chat, au défi écologique que les hommes se doivent de relever s'ils veulent rester sur Terre.
A tous les niveaux, le travail présenté s'avère de qualité. Musique élaborée, jolis costumes, éléments de décor visuellement intéressants, interprètes impliqués... Nous regretterons simplement une justesse quelquefois aléatoire dans l'interprétation des chansons.
Un très bon moment de théâtre pour les plus de sept ans, jusqu'au 31 mars.
Réservez vos places en cliquant ci-contre :
15:08 Publié dans Critiques, Spectacles jeune public, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique garbageland théâtre essaïon |
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22.02.2012
Un monologue confus sur l'usure du couple...

Remontée contre son mari Marc parce que celui-ci lui fit au matin une énième réflexion qui la blessa et provoqua le débordement d'un vase plein de petites contrariétés, lassitudes et crispations accumulées depuis vingt deux ans de vie commune, Claire prépare à dîner en se jurant d'avoir une conversation sérieuse avec l'être aimé lorsqu'il rentrera au foyer. Mais par quoi démarrer la discussion ? Là est la question...
Vie de couple, de famille, travail, enfants, amis, routine, besoin d'ailleurs, rupture, amants... les thèmes abordés lors de ce soliloque exutoire sont multiples (sans doute trop nombreux) et s'enchaînent sans transition sur un ton oscillant, hésitant devrions-nous écrire, entre le drame, le doux amer et la véritable comédie, déstabilisant quelque peu le spectateur. Le style de l'auteur, Murielle Magellan, n'étant par ailleurs pas désagréable même s'il se révèle inégal.
Par voie de conséquence, Martine Fontaine peine à trouver une cohérence de jeu. Peu à l'aise dans le comique, trop sage et raisonnée, son interpétation de Claire sonne faux dans les excès, les moments de folie, de lâcher prise, qui pourraient véritablement prêter à rire.
Enfin Jade Duviquet, metteur en scène, sans doute freinée par sa comédienne, se refuse à donner une dominante comique au propos qui n'enléverait pourtant rien à son éventuelle profondeur et lui offrirait une certaine harmonie. Une absence de choix qui nuit ici au texte comme à l'actrice.
Un regard féminin sur l'amour et la vie à deux non dénué de qualités mais qui mérite d'être sévèrement affiné, à tous les niveaux de création (texte, jeu, mise en scène...).
A la Manufacture des Abbesses jusqu'au 24 mars 2012.

12:48 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique il y a trop longtemps que je t'aime manufacture des abb |
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21.02.2012
Un devoir de mémoire appliqué pour un spectacle qui manque de force...

A partir des minutes du procès de Nuremberg, le jeune et talentueux Arnaud Denis (vu récemment dans son spectacle "Autour de la folie") reconstitue les derniers jours de Goering, numéro deux du régime nazi qui se suicida dans la foulée de son jugement par le tribunal militaire international mis en place en 1945 le condamnant pour les crimes contre l'humanité que l'on connait.
Si le script alternant séquences en cellule et interrogatoires en salle d'audience a le mérite de ne faire que peu appel à la fiction (la plupart des échanges sont authentiques), nous regretterons des choix d'extraits qui, bien que souvent édifiants, ne servent pas forcément la dramaturgie de la pièce. Rapidement agencés, pas toujours correctement calibrés, nous oserons dire parfois presque anecdotiques, ceux-ci ne permettent pas de poser au mieux les enjeux, de mettre en place les personnages, ou encore d'installer la tension nécessaire à toute oeuvre théâtrale...
Restent quelques passages aussi terrifiants qu'indispensables à entendre, portés principalement par trois excellents comédiens. A commencer par Gotz Burger qui est un Goering sans remord inquiétant et glaçant. Raphaëlle Cambray, incarnant la résistante déportée Marie-Claude Vaillant Couturier, délivre avec une infinie justesse un monologue-témoignage sur la réalité des camps absolument bouleversant qui constitue l'élément central et essentiel du spectacle. Jean-Pierre Leroux endosse pour sa part honorablement le rôle du procureur Robert Jackson, malgré une partition plus restreinte.
Réservez vos places en cliquant ci-contre :

Photo : Lot
10:15 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : critique nuremberg vingtième théâtre arnaud denis |
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