11/01/2013

A la télévision cette semaine (12-18 janvier)

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Première diffusion uniquement.

En rouge ce qui a retenu notre attention.


Samedi 12 janvier :

-P.Arditi et L.Bekhti lancent la semaine "Coups de Théâtre". FRANCE 2 20h00

-Les Menteurs. PARIS PREMIERE 20h40 EN DIRECT

-Shirley et Dino. COMEDIE 20h40

-Bedos Robin. COMEDIE 22h40

-Fabrice Eboué. COMEDIE 0h40


Dimanche 13 janvier :

-Michèle Bernier, et pas une ride ! PARIS PREMIERE 15h30

-Acteur, vous avez dit Acteur ? FRANCE 4 14h (toute la semaine sur FTV)


-Amour sur place ou à emporter. COMEDIE 15h55

-Les 20 ans du Fest. de Montreux. COMEDIE 17h15

-On ne demande qu'à en rire, le spectacle. FRANCE 4 17h30


Lundi 14 janvier :

-Ruy Blas (R. Renucci). FRANCE 3 23h10 INEDIT


-Les 2 ânes. PARIS PREMIERE 20h40 EN DIRECT

-Julie Ferrier. COMEDIE 15h50

-Thomas NGijol. COMEDIE 20h45

-Virginie Hocq, pas d'inquiétude. COMEDIE 22h15


Mardi 15 janvier :

-Secrets d'Histoire, Molière tombe le masque. FRANCE 2 20h45

-Le jeu de l'amour et du hasard. FRANCE 2 21h55


Mercredi 16 janvier :

-Une Odysée (Irina Brook). FRANCE O 22h35

-La Pelle du large (P. Genty). FRANCE 0 0h15

-Foresti & Friends. TMC 20h45

-Humour du monde. COMEDIE 16h

-Popeck. COMEDIE 20h45

-Les chevaliers du fiel. COMEDIE 22h30


Jeudi 17 janvier :

-Le Père Noel est une ordure. COMEDIE 16h05


Vendredi 18 janvier :

-Le Débarquement (Sketches avec Jean Dujardin...). CANAL+ 20h55 EN DIRECT

-Et si Molière n'était pas l'auteur de ses pièces ? FRANCE 3 0h05


-Dix ans de mariage. FRANCE 4 20h45 INEDIT

 

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10/01/2013

L'élégante, réjouissante et grinçante poésie de Pierre Notte...

critique sortir de sa mère la chair des tristes culs théâtre du rond-point pierre note

De nos névroses, peurs et angoisses, Pierre Notte s'empare toujours avec gourmandise afin de produire un théâtre moderne, surprenant, parfois cru, souvent décapant, teinté d'un absurde délicieux, et surtout profondément humain. Au Rond-Point il présente, entouré de trois remarquables comédiens-chanteurs, "Sortir de sa Mère" (re-création) et "La Chair des Tristes Culs" (inédit). Deux contes moins sombres qu'à l'accoutumée, deux charmants spectacles musicaux, que l'auteur annonce comme des "cabarets", montés avec simplicité et rigueur. Visibles ensemble ou séparément.

Dans le premier, Notte compose une sorte d'hommage à celles qui nous ont mis au monde (en guise d'introduction il donne d'ailleurs la parole à sa propre mère, touchant témoignage...) et tente, de manière plus générale, de décortiquer avec tendresse et malice nos rapports aux êtres chers. Ici un frère et une soeur, une mère qui perd la tête, un père qui meurt. Se parler, comprendre, entendre, s'aimer, se souvenir, se trouver, se construire, ne pas laisser filer le temps... Chansons hilarantes, improbables, émouvantes, poignantes. Superbe. 

Dans le second, il s'agit de céléber la vie. Pour ce faire, l'auteur-metteur en scène mêle les destins d'une bimbo (morte !) légère et court vêtue attendant son amant en bronzant, d'un dépressif suicidaire échouant dans toutes ses  tentatives, et d'une petite brune acariâtre hantée par la disparition de son père. Là encore c'est décalé, inattendu, déjanté. L'écriture se révèle toujours aussi ciselée et savoureuse. On rit, on s'émeut du mal-être de ces personnages paumés qui, ensemble, retrouveront une raison d'exister, jusque dans l'au-delà, quitte à devoir se découper les fesses pour faire des crêpes "au bon goût d'humanité"...

Un piano, deux chaises, trois accessoires bien trouvés et des éclairages léchés suffisent à Tiphaine Gentilleau, Chloé Olivérès, et Brice Hillairet  pour se fondre, en deux fois vingt chansonnettes, dans le monde si particulier de Pierre Notte. Leur talent, leur grâce  sautent aux yeux. Jolie candeur, magnifique précision. Nous nous sommes régalés.

N'hésitez pas !

Jusqu'au 9 février seulement. Dépêchez-vous.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif


Sortir de sa mère / La Chair des tristes culs par WebTV_du_Rond-Point

09/01/2013

Retour de l'amusant "Dindon" sauce tzigane...

critique le dindon théâtre 13

Monté en 2011 au Théâtre du Soleil dans le cadre du festival "Enfants de Troupe Premiers Pas", le célébrissime vaudeville de Georges Feydeau revient dans la capitale au Théâtre 13, après avoir obtenu un joli succès à Avignon l'été dernier. Plaisant moment emmené par la Compagnie Guépard Echapée, jeune troupe créative, pleine de fantaisie, composée de fortes personnalités à suivre de près.

Heureuse idée, donc, que celle d'avoir habillé ce chassé-croisé de gens infidèles et autres maris à cornes de couleurs et sonorités gitanes. L'excentricité des personnages permet sans difficulté cet exotisme (les looks sont très réussis) tandis que la folie des situations se voit merveilleusement appuyée par des rythmes endiablés joués en live par une fanfare de six musiciens. Entre deux tapes dans le dos, rasades de vodka ou combats au couteau, tout ce petit monde s'en donne à coeur joie.

critique le dindon théâtre 13

Le spectacle démarre à cent à l'heure. On est d'emblée conquis par l'élastique, sautillant et roublard Sébastien Rajon poursuivant jusque chez elle  la tonique (et mariée !) Aurélia Decker afin d'obtenir ses faveurs, sous les yeux d'un Clément Vieu, également prétendant à l'adultère,  jaloux comme un pou (délectable !). De son côté l'impeccable Jean Barlerin, en mari pas encore cocu,  tente en vain de se dépétrer de Laure Portier qui campe avec allégresse une ancienne maîtresse anglaise volubile et autoritaire... Ce sont ainsi neuf comédiens qui, pour la plupart, donnent formidablement vie à ceux qu'ils interprètent, même si nous regretterons la composition plus approximative et moins réussie de certains doubles rôles.

Le travail précis et soigné signé Vica Zagreba et Hélène Lebarbier n'est pas sans comporter quelques légères incohérences de mise en scène, de direction d'acteurs ou de petits problèmes de rythme (erreurs de jeunesse), mais il se révèle réjouissant dans sa globalité et fait souffler un appréciable vent de fraîcheur chez le vaudevilliste du siècle dernier. C'est pourquoi nous vous encouragerons vivement à vous rendre au Théâtre 13 avant le 17 février.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif


Le Dindon de Feydeau par Guepardechappee


Photo : Boris Vernis

A Ivry, un Brecht honnête porté par deux grands comédiens...

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La sublime et profonde comédie (fleuve...) de Bertolt Brecht, "Maître Puntila et son Valet Matti", nous est donnée à voir par onze artistes talentueux que dirige rigoureusement Guy Pierre Couleau. Bien qu'allant dans la bonne direction, sa mise en scène manque pourtant  de caractère et laisse comme un goût d'inachevé dans la vision de l'oeuvre proposée. Un peu dommage.

Brecht, rappelons-le, narre l'histoire du riche Puntila, propriétaire terrien odieux, tyranique et calculateur, à la veille de fiancer sa fille. Sous l'emprise de l'alcool, celui-ci se transforme  régulièrement en patron compréhensif et attentionné, au grand dam de son dévoué valet Matti qui, en première ligne, doit continuellement faire preuve de tact et d'intelligence pour composer avec des changements de comportement aux conséquences parfois désastreuses. Le domestique finira d'ailleurs par considérer que c'en est trop pour lui...

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Souvent extrêmement drôle, la pièce n'en est pas moins sombre et cruelle. A la lumière des rapports Puntila-Matti, elle amorce également une réflexion pertinente sur le travail et la liberté dans notre société. 

Au coeur d'une scénographie assez glaciale composée d'immenses panneaux blancs se mouvant pour symboliser les différents espaces de l'intrigue, Guy Pierre Couleau fait s'enchaîner les tableaux avec fluidité mais distille un bric-à-brac d'idées de mise en scène disparates pas toujours inspirées. Il alterne par ailleurs burlesque et drame sans jamais véritablement mêler ces deux genres. Une erreur selon nous, car c'est bien dans le premier que se niche le second, révèlant toute la puissance de la pièce. Ceci étant, l'ensemble se tient et se laisse plaisamment regarder, en dépit d'une durée des plus indigestes (trois heures !) liée à la longueur du texte mais aussi à certaines séquences trop étirées.

Nous l'évoquions en titre,  si aucun des membres de la distribution ne démérite, le spectacle est clairement tiré vers le haut par ses deux interprètes principaux,  Pierre Alain Chapuis et Luc Antoine Diquero. Le premier, en Puntila, dévore magnifiquement le plateau, est aussi imposant et infect que drôlatique et pathétique. Etonnant mélange de Jean Le Poulain et Jack Nicholson... Le second, en Matti, dans une soumission dont on se demande quand elle criera "stop", offre un jeu moins tonitruant mais vif, malin, et d'une fort belle densité. Citons encore Sébastien Desjours, futur marié totalement fantasque qui réjouit le public en "sauterelle diplomatique", et Clémentine Verdier, sa fiancée, dont nous avons apprécié l'énergie et la sincérité.

Pour les acteurs et pour Brecht, vous pourrez donc vous rendre au Théâtre des Quartiers d'Ivry.

Jusqu'au 3 février.

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Photos : Agathe Poupeney

07:43 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |