13.01.2010
Poignante lecture...

Chaque Mardi, Marie Pierre, la soixantaine approchante, s'occupe de son père, veuf. Elle fait ses machines, repasse son linge, lui prépare à manger, et ensemble ils vont faire des courses "à Monoprix". La communication entre les deux est difficile, car Marie-Pierre est née "Jean-Pierre", et cette situation, son père ne l'accepte pas, la rejette...
C'est Marie-Pierre en personne qui nous relate ses journées du mardi, le mutisme de son père, ses efforts pour échanger avec lui et la douleur qu'elle ressent à ne pouvoir partager davantage , la façon dont elle subit le regard des autres, ce quotidien si ordinaire et pourtant si dur à vivre parfois.
De façon très subtile, avec beaucoup de pudeur, de retenue, de sincérité, et de simplicité, Emmanuel Darley touche le lecteur au plus profond. Ici on ne tire pas les larmes, on ne donne pas de leçon, on ne tombe pas non plus dans un militantisme à la petite semaine qui pourrait vite devenir crispant. Au delà du cas particulier de Marie-Pierre, c'est des rapports père-fils en général dont il est question ici. Ce monologue nous dit également qu'on peut être fier de ses enfants et se trouver dans l'impossibilité de le leur dire.
Jean-Claude Dreyfus, qui a joué Marie-Pierre en décembre à Paris, et qui achève actuellement la tournée de ce spectacle, devait être extrêmement juste... Encore un spectacle auquel on aurait aimé assiter.
"Le Mardi A Monoprix" est édité par Actes-Sud Papier. Dans ce même ouvrage, "Auteurs Vivants", d'Emmanuel Darley aussi, est une pochade très réussie sur le théâtre contemporain...
A lire.
Ci-dessous le reportage de France 3 consacré au spectacle, en décembre dernier :
Découvrez "Le mardi au Monoprix" avec Jean-Claude Dreyfus de passage au Havre sur Culturebox !
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11.10.2009
Quand Diastème explore le théâtre dans le théâtre

Le spectacle fut créé l'été dernier en Avignon, avec Emma De Caunes dans le rôle principal, et diffusé en direct sur France 4 qui le rediffuse occasionnellement. Ne l'ayant pas vu, je ne parlerai ici que du texte de Diastème.
Jolie surprise que cet "Amour De L'Art" qui nous propose de suivre une petite troupe en tournée, avec à sa tête une comédienne incarnant seule en scène Marilyn Monroe. Autour d'elle sa meilleure amie, qui fait office d'habilleuse et de maquilleuse, l'éclairagiste, avec lequel elle va vivre une aventure, et les régisseurs, plus vrais que nature, des différents théâtres dans lesquels tout ce petit monde pose ses malles chaque soir.
Simple, léger, très juste, frais, sans prétention, le ton et le style sont d'une délicieuse fluidité. Les personnages parfaitement dessinés, attachants, nous livrent avec vérité leurs joies, leurs angoisses et leurs névroses. Diastème confond habilement la vie de la comédienne avec celle de Marilyn. Les monologues de l'une font écho à la vie de l'autre, et inversement. Les scènes, assez courtes (le rythme est excellent) et souvent drôles, reflètent à merveille le petit monde des "théâtreux".
Sur un sujet maintes fois abordé, Diastème ne fait pas preuve d'une très grande originalité mais parvient à nous transmettre son Amour de l'Art... et du spectacle.
Se lit avec plaisir.
"LAmour De L'Art", aux éditions Flammarion.
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24.08.2009
A lire chez Actes Sud...
Non, ce ne sont pas des nouveautés, loin de là... Peut-être même aviez-vous déjà lu ces ouvrages il y a un certain temps, moi pas...

-Tilly confronte ici deux mondes qui d'habitude ne se croisent jamais, deux réalités : la province qu'il avait brillamment décrite dans "Charcuterie Fine" face à la vie parisienne. Même s'il est plus juste d'écrire "une certaine province" face à "une certaine catégorie de parisiens".
Quand une bretonne quadra, célibataire, un peu vieille fille, secrétaire, fan de Julio Iglésias et des poupées de foire, qui occupe un studio dans la capitale (mais rentre chez ses parents tous les week-ends laver son linge et revient le lundi matin avec des plats préparés par maman pour la semaine...) reçoit une amie d'enfance devenue comédienne et son conjoint journaliste, deux prototypes de ce qui se fait de plus "IN", le choc est violent, l'incompréhension entre les personnages est totale et le jeu de massacre évité de justesse.
Dans "Les Trompettes De La Mort", la cruauté et la suffisance des uns n'ont d'égal que l'impressionnante (mais aussi terrifiante ?) gentillesse, simplicité, modestie et naiveté de l'autre. Pas de condescendance dans l'écriture ni de leçon, mais une peinture d'une vérité saisissante. Non, l'une n'a pas raté sa vie quand les autres ont tout compris; les plus pathétiques ne sont pas forcément ceux que l'on croit et le lecteur se retrouve, tour à tour en chacun des protagonistes. Cet ouvrage permet une réflexion sur nos rapports à l'autre, dans un style très accessible, subtile, juste et prenant.

-Autre style, autre ambiance, mais sujet similaire avec "Willy Protagoras Enfermé Dans Les Toilettes" de Wajdi Mouawad, auteur qui présentait une trilogie en Avignon cet été.
Comme le titre nous l'indique, Willy, jeune artiste peintre, s'est enfermé dans les toilettes. Ni ses proches ni les voisins ne comprennent ce geste et c'est tout l'immeuble (des habitants aux rapports conflictuels, certains squattant l'appartement des autres, ragôtant à souhait...) qui va tenter de le faire sortir de cet endroit...
Voilà pour l'argument... qui est évidemment plus complexe que cela. A la lecture de cette parabole, on assiste au combat d'un homme qui ne veut pas composer avec la société dans laquelle il vit, qui ne veut pas rentrer dans un moule, ou que son entourage lui dicte ses actes; la société étant représentée par cet immeuble et ses occupants.
Alors même si le style et le ton frôlent parfois la caricature du théâtre contemporain (pour faire court on crie beaucoup, on s'insulte, on "chie" et on "peint avec la merde"),le tout n'est pas déplaisant, suffisamment absurde pour que l'on rie souvent, un propos fort malgré tout, et la galerie de personnages riche et variée.
C'est cependant nettement moins ma tasse de thé...
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13.08.2009
Lectures d'été

Difficile de résumer un roman de 800 pages en 90 minutes.
Jean-Claude Idée s'est attaqué à l'oeuvre de Françoise Chandernagor en 1991 afin de la transposer sur scène. C'est Geneviève Casile qui créa le rôle en France (1994) avec un certain succès. Le spectacle est repris cette année dans la capitale et en tournée par Marie-Christine Barrault, l'occasion pour moi de lire, enfin, cette adaptation, n'ayant pu la voir sur scène.
Rappelons brièvement l'histoire, celle de Madame de Maintenon, veuve de Scarron devenue maîtresse de Louis XIV, gouvernante de ses batards, puis véritable confidente du Roi Soleil au fil des années. Elle créa l'école de Saint-Cyr dans le but d'éduquer et d'instruire les jeunes filles.
Si Nina Companeez, réalisatrice, a eu besoin, il y a quelques années, de deux fois deux heures, pour mettre magnifiquement ce roman en images avec les brillants Dominique Blanc et Didier Sandre, ce n'est pas un hasard, et Jean-Claude Idée commet selon moi l'erreur de vouloir raconter avec ce monologue, puisque c'en est un, l'intégralité des 84 années de la vie très riche de ce personnage. Plutôt que de s'arrêter sur une période précise de l'existence de Madame de Maintenon, il veut tout dire, et à vouloir tout dire en une heure et demie, on ne dit plus rien. On survole les événements, les années, et il est bien difficile pour le lecteur, et j'imagine pour la comédienne interprétant ce personnage,de ressentir quelque émotion que ce soit tant on a la sensation de consulter une biographie de dictionnaire, certes plutôt bien écrite, mais terriblement factuelle. Il manque ici de la chair, des tripes, ainsi que des descriptions plus longues des situations vécues.
On a le sentiment que l'auteur a peur que l'on s'ennuie. Il nous propose un "zapping" de vie, ça va très vite, trop vite, et c'est dommage car on s'embarquait avec plaisir, et dès les premières lignes, dans cette histoire.

Jouée en cette fin de saison par l'excellent Bruno Abraham Kremer, "La Vie Sinon Rien" est l'oeuvre d'un auteur en vogue ces temps-ci : Antoine Rault ("Le Caiman", "Le Diable rouge" et "Le Démon De Hannah" à la rentrée).
On va faire court.
L'histoire : Un quinquagénaire chef d'entreprise se découvre atteint d'une maladie rare et n'a plus que quelques mois à vivre. C'est alors qu'il découvre la vie... Il n'a pas aimé sa femme et ses enfants comme il aurait dû... Le comprend grâce à ses conversations avec un handicapé mental qui, lui, bien-sûr, a tout compris de la vie... Il a peur, tente alors de rattraper le temps perdu avec son entourage et meurt apaisé.
Voilà !
C'est cousu de fil blanc, ça dégouline de bons sentiments, tous les clichés pour faire pleurer dans les chaumières y sont, et ce n'est pas spécialement bien écrit. On évitera donc de dépenser 9 euros.

Souvenirs et anecdotes d'un clown qui a sans doute marqué votre enfance si vous êtes comme moi un trentenaire amoureux de tous les genres de spectacle vivant. C'est écrit avec les pieds mais délicieux à lire. Véritable témoignage d'une époque qui n'existe plus, découvrez la vie des gens du cirque durant la première moitié du siècle dernier.
18.03.2009
A lire. Petite comédie sympathique

Alors que l’auteur, est un habitué des succès théâtraux (Un Petit Jeu Sans Conséquence, Le Vent Des Peupliers, La Danse De L’Albatros, Vive Bouchon, Une Heure Et Demie De Retard…), « Le Banc » n’a pas connu en début de saison dernière le triomphe des précédentes comédies de Gérald Sibleyras.
Sans doute parce que celle-ci est moins dans la recherche du bon mot, de l’efficacité à tout prix, plus nuancée, plus subtile, mais surtout, à mon humble avis, à cause de la grossière erreur de casting à l’époque, à savoir Chevalier et Laspalès qui, eux, en manquent cruellement (de nuance et de subtilité…).
Car l’œuvre en elle-même n’est pas en cause. Le travail est très honnête et peut s’avérer savoureux si l’interprétation est à la hauteur.
L’histoire : Deux pianistes formant un duo à quatre mains mondialement reconnu depuis plus de vingt ans se retrouvent dans un chalet de montagne qui leur est prêté comme résidence d’artiste afin qu’ils répètent leur prochain concert. Un je ne sais quoi va déclencher un constat de la part de chacun : ils ne se supportent plus. Et ce je ne sais quoi, cet élément déclencheur, ce prétexte, n’est autre que le banc sur lequel ils se produisent qui "rétrécie" à vue d’œil et sur lequel ils ne sont plus à l’aise à deux... Petits reproches, grosses engueulades, règlements de comptes, mesquineries et explications sont au menu de la pièce.
Le couple professionnel n’échappe pas à l’usure du couple tout court, et l’entretien de « la flamme » est tout aussi nécessaire dans la réussite de ce genre d’association que dans un mariage vieux de plusieurs décennies, si l’on ne veut pas qu’il périclite.
Tel est ici le propos de Gérald Sibleyras, c’est assez bien vu et agréable à lire.
Texte edité par L'Oeil Du Prince.
14:25 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gérald sibleyras, le banc, un petit jeu sans conséquence, le vent des peupliers, une heure et demie de retard, la danse de l'albatros, vive bouchon
10.03.2009
Couple et famille
Quelques lectures de ces derniers jours.
Charcuterie Fine, d'abord, de Tilly. La pièce n'est pas nouvelle, loin de là (éditée en 1994) mais je dois confesser qu'elle ne faisait pas encore partie des quelques milliers d'oeuvres théâtrales de ma bibliothèque... A tord.
L'auteur dépeint ici le quotidien terriblement "quotidien" d'un couple de commerçant de province tenant une charcuterie (sans doute dans les années 60). Ces deux là ne vivent que pour leur commerce, ne partent jamais en vacances. Madame va à la messe chaque matin, tient la caisse, brique toute la journée aidée de la femme de ménage, Monsieur fabrique les produits avec son apprenti. Ils ont un fils unique d'une vingtaine d'années. Tout est sur des rails, on ne se parle pas trop, on ne se pose pas de question sur l'existance, il faut juste que rien ne dépasse. Or, le fils, alcoolique, dépressif, violent,sans doute dans un mal-être profond, n'ayant pas trouvé sa voie ni qui il est vraiment,fait la bringue et des siennes tous les soirs . Tout le village le montre du doigt. Il pose problème aux parents qui ne savent comment gérer ce jeune adulte qui sort des clous. l'affrontement parents-enfant finira dans le drame.
Sans artifice et de façon très brut, "cash", Tilly réussit une peinture sociale noire, péssimiste, mais troublante tant on est proche de la réalité, en tous les cas d'une certaine réalité.
A lire.
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer la quatrième de couv qui donne le ton. Terriblement drôle :
"Chez vous, comme partout, des germes microbiens peuvent se dissimuler, proliférer, se répandre, invisibles. Alors voici "Domestos" nettoyant sanitaire puissant. Là où les microbes se cachent, "Domestos" les éliminent aussi radicalement que ça. "Domestos" adhère à l’émail et nettoie à fond. Et pour vous donner non seulement la propreté mais l’hygiène si importante pour votre famille, "Domestos" tue tous les microbes, net !"
Célibataires, ensuite, de David Foenkinos. S'est joué sans grand succès en début de saison au studio des Champs Elysées, avec Catherine Jacob et Cristian Charmetant (pas vu).
Dans une agence matrimoniale en fin de vie, deux employés attendent les clients qui se font de plus en plus rares à cause d'internet. Le manque de travail les oblige à discuter et se découvrir l'un l'autre. Ce qui devait arriver arrivera...
Si la pièce est un peu trop linéaire, il n'en reste pas moins de beaux passages sur la solitude, les célibataires et le couple. la plume de l'auteur est de qualité et l'on sourit souvent.
Pourquoi pas.
11:03 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tilly, charcuterie fine, célibataires, catherine jacob, david foenkinos, christian charmetant
05.03.2009
Demaison réussit l'épreuve de l'écrit...

Parce qu'on les a trop vus en promo à la télévision, ou parce-que les extraits diffusés ne s'avèrent pas forcément convainquants, on passe parfois à côté de gens de talent.
C'est un peu ce qui m'est arrivé avec François-Xavier Demaison, jusqu'à ce que je me décide à acheter le texte de son spectacle ("Demaison S'Envole"), tombant sur un exemplaire d'occasion l'autre jour dans une boutique. J'avais envie de me rendre compte. Vous me direz qu'il est un peu curieux de "lire" un humoriste plutôt que de le "voir" mais j'ai l'habitude... Et dépouillé de tout artifice scénique, le texte apparaît sous son jour véritable (Ce n'est d'ailleurs pas toujours une bonne idée...).
Verdict : c'est très bon ! S'inspirant plus ou moins librement de sa vie, de sa décision de cesser son activité de fiscaliste à New York au lendemain du 11 septembre pour faire du théâtre jusqu'à ses premiers pas sur scène en Avignon, Demaison nous livre ici une galerie de personnages délicieusement caricaturaux, tous plus givrés les uns que les autres et des situations à hurler de rire. J'ai pour ma part eu l'air totalement ridicule dans le métro, ne pouvant stopper plusieurs fous-rires. De l'américain mangeant dans un resto français et qui en fait des tonnes ("this couiche lorraine is so A-MA-ZING !!!!") à "Bitou" le castor, ou le vieux comédien du Français, en passant par le séminaire de réorientation, la thérapie de groupe... Le tout est enlevé, drôle, féroce et redoutablement efficace. Les photos proposées accompagnent enfin remarquablement ce recueil.
Seul bémol, une fin un peu baclée.
Alors oui, même si on peut se passer de l'image, je crois bien que je vais aller acheter le DVD...
05:20 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : demaison, olympia, comique
03.03.2009
Carole Fréchette

"Serial Killer, et autres pièces courtes" regroupe quatre textes de l'auteur québéquoise Carole Fréchette.
C'est avec un immense plaisir que j'ai découvert quelqu'un qui traite des sentiments et des rapports humains, amoureux, familiaux au plus juste. Drôle souvent, sensible toujours, cette femme possède le talent de toucher le plus profond de chacun en ciselant des histoires magnifiquement poétiques, absurdes, surréalistes. Partant d'une situation banale, elle cueille le lecteur/spectateur et part joliment en "vrille" afin d'explorer les entrailles de ses personnages.
Une jeune fille qui vend aux enchères des parties de son corps (Un front de 20 ans, des paupières donnant un air tendre et innocent...), Une famille dont le passé ressurgit à travers une séance photo épique (très drôle), une serial killeuse de sentiments (elle "tue en série" l'amour qu'éprouvent pour elle ses amants, et le sien par la même occasion), telles sont les histoires qui nous sont racontées dans ce recueil.
Un univers fort et séduisant.
A découvrir.
14:35 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carole fréchette, serial killer, actes-sud papiers, léméac, morceaux choisis, la pose, route 1
20.02.2009
La Religion pour les nuls... Nul !

Faute de temps, on ne peut pas tout voir. Et quand on ne voit pas, parfois on lit. C'est ce que j'ai fait avec "Bonté Divine", qui se joue actuellement à la Gaieté Montparnasse, avec, entre autres, Roland Giraud.
Grand bien m'a pris de ne pas réserver de place pour ce spectacle...
Frédéric Lenoir et Louis-Michel Colla se sont mis à deux pour écrire une pièce qui enfile les perles, défonce les portes ouvertes et dégouline de bons sentiments en mettant en scène un prêtre, un rabbin, un bonze bouddhiste et un Iman qui s'expliquent mutuellement, comme à des enfants, l'histoire, les différences et les points communs de leur religion. Il faut vraiment être complètement nunuche pour ne pas déjà avoir ce PETIT "bagage culturel". Le propos est donc sans intérêt.
Quant à l'histoire... Je vous épargnerai les détails d'un scénario totalement improbable et grotesque qui sert de prétexte à cette réunion. A côté Feydeau paraît réaliste... Pour faire court, Roland Giraud (prêtre) a perdu la foi et séquestre ses "collègues" en les menaçant d'une arme pour qu'ils lui prouvent que Dieu existe bien. C'est complétement stupide. Je m'attendais franchement à quelque chose qui vole à moins basse altitude (sans pour autant parler des sommets enneigés des Alpes...).
On passe !
10:44 Publié dans Critiques, Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonté divine, roland giraud, gaieté montparnasse, albin michel
18.02.2009
Jean-Marie Besset

Alors que le théâtre Marigny s'apprête à reprendre Perthus (critique dans les semaines à venir), sa dernière pièce créée à la rentrée de septembre au Rond-Point, j'ai lu ces jours-ci "Un Cheval", l'avant dernière oeuvre de Jean-Marie Besset, un des auteurs contemporains français qui comptent en ce début de siècle.
L'auteur des" Grecs", de "Commentaire d'Amour" ou encore de "Baron", nous plonge ici dans l'univers des jeux d'argent, et plus particulièrement dans le monde des courses hypiques. Ou comment la passion du jeu peut-elle mettre en péril une vie de couple, quelle part cette passion peut-elle occuper dans la vie d'un homme, et au détriment de quoi ? Le conjoint doit-il suivre pour que le couple dure ? Quelles concessions faut-il faire ? Telles sont les questions posées par cette pièce et la réflexion que l'on nous propose.
Si certains parallèles entre la femme et le cheval (???!) sont d'un goût assez douteux, il n'en reste pas moins une oeuvre de bonne tenue. Le texte de Jean-Marie Besset, comme toujours très cérébral (il n'est pas connu pour des scénarii à multiples rebondissements), est intelligent et agréable à lire. Pas besoin ici d'être passionné par le cheval pour trouver un intérêt à cette pièce. Et si le succès n'a pas été au rendez-vous la saison dernière lors de sa création à la Pépinière Opéra, elle mérite malgré tout d'être retenue parmi le meilleur de l'auteur.
Texte disponible aux Editions des Quatre Vents (Avant-Scène Théâtre).
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