24.08.2010

Avant la rentrée, révisez vos classiques (DVD à gagner !)

 

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Les Editions Montparnasse, en partenariat avec l'INA et la Comédie Française, ressortent régulièrement en DVD (depuis 2007) les captations issues du répertoire (et des archives) de la maison de Molière. En cette rentrée, trois nouveaux titres sont disponibles. "Le Mariage De Figaro" de Beaumarchais, "Lorenzaccio" de Musset ainsi que "La Nuit Et Le Moment" de Crébillon Fils.

Toutes trois captées à la fin des années 70, elle n'ont cependant pas subi à l'époque les mêmes traitements techniques et artistiques, et n'ont donc pas toutes vieilli de la même manière... Revue de détail ci-dessous :

Jaquette 3D Le Mariage de Figaro.jpgEnregistré en studio, "Le Mariage De Figaro", présenté ici dans une mise en scène de Jacques Rosner, se veut d'une facture des plus classiques. C'est le Français dans toute sa splendeur, et parfois sa caricature. Passons outre un décor pas très heureux (panneaux de toile claire plus ou moins bien tendue glissant sur des roulettes de deux chevaux...) mais qui a le mérite de se faire vite oublier (c'est blanc, quoi...), et saluons la prestation impeccable de l'ensemble de la distribution menée d'une main de maître par le brillant Alain Pralon, même si parfois un ton trop emphatique, une diction très (trop) soignée et des voix portées comme dans la cour d'honneur par grand mistral nous rappellent que nous sommes bien en 70...  La réalisation ORTF-Buttes Chaumont n'échappe pas non plus aux clichés de l'époque; nombreux regards et monologues face caméra, travellings tremblants, raccords ratés, rythme "planplan"... Cela dit, bien que daté et sans surprise, cela se regarde avec plaisir et non sans une certaine nostalgie des matinées classiques de notre enfance.


Jaquette 3D La nuit et le moment.jpgPeu connue du grand public, la pièce "La Nuit Et Le Moment" (qu'Huster avait remise au goût du jour il y a une quinzaine d'années au Marigny, aux côtés de Christiana Réali, dans un spectacle réussi qui s'appelait "Suite Royale") nous permet de retrouver les jeunes, séduisants et talentueux Catherine Salviat et  Francis Huster . Ce charmant libertinage du XVIIIème, dont la mise en scène de Jean-Louis Thamin a fort bien passé les ans, réjouira les amateurs d'une langue riche, parfois coquine, à la fois complexe et d'une fluidité étonnante, dont on ne se lasse jamais. Le petit nombre de personnages (trois) et l'intimité du propos permettent une réalisation en studio de Nina Companeez soignée et efficace. Sans doute l'une des captations les plus réussies de cette livraison de la rentrée.

 

Jaquette 3D Lorenzaccio.jpgLorenzaccio enfin, dans cette version de 1977 fut la première diffusion en direct d'une pièce depuis la salle Richelieu de la Comédie Française, ce qui nous vaut au passage une réjouissante introduction de la speakerine de l'époque. La mise en scène de Franco Zeffirelli est riche et rythmée mais pâtit d'un décor d'une lourdeur épouvantable, d'une réalisation à la prise de son catastrophique dans les scènes d'ensemble et aux images vraiment détériorées. Difficile dans ces conditions de suivre au mieux durant près de trois heures les aventures de Francis Huster (encore !) alias Lorenzaccio. Et c'est dommage.

 

 

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POUR CELA, IL VOUS SUFFIT D'ETRE L'UN DES  PLUS RAPIDES A RENVOYER VOS COORDONNEES COMPLETES A L'ADRESSE SUIVANTE:

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EN PRECISANT "COMEDIE FRANCAISE" DANS L'OBJET DU MAIL. LES DEUX PREMIERS RECEVRONT LEUR COFFRET DANS LES PROCHAINS JOURS.

BONNE CHANCE A TOUS !


ET LES GAGNANTS SONT : ROSELYNE B. ET ALEXIA L.


12.05.2010

Un bain qui tourne au bouillon...

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L'Intrigue ? Au 19ème siècle, un donneur de bain offre ses services. De la prostituée au ministre, en passant par un jeune comédien, c'est toutes les classes sociales qui passent entre ses mains. S'il lave les corps, bien-sûr, il nettoie aussi les esprits, car durant son labeur, il écoute. Beaucoup. Il devient alors "confesseur laique" ou psychanalyste avant l'heure... Témoin de tout ce que le genre humain peut avoir de plus "sale"...

L'affiche était pourtant prometteuse. Une distribution de premier choix, un metteur en scène, Dan Jemmett, à qui l'on doit l'un des succès (mérité) de la saison passée au Français ("La Grande Magie"), et un argument qui avait de quoi titiller notre curiosité.

Alors où se trouve le bug ?

Dans le texte, assurément. Dorine Hollier, dont "Le Donneur De Bain" est la première pièce (elle a déjà écrit plusieurs spectacles musicaux), veut trop en dire, trop en montrer, trop en raconter, mélange les genres (c'est un souhait de sa part) et livre ici un texte confus qui ne va jamais vraiment au fond des choses. Des scènes trop courtes, des personnages bien trouvés mais peu développés. Si l'auteur n'a pas à rougir du style ou du ton qui sont fort plaisants, un sérieux effort reste donc à faire du côté de la construction et du développement.

Une mise en scène vive,intelligente et moderne, une distribution sans fausse note (Schulz, Berling, Pralon et Wolkowitch s'en tirent bien), et une scénographie séduisante (le spectacle est esthétiquement très réussi) ne parviennent malheureusement pas à compenser un texte trop bancal. La durée du spectacle n'arange rien; deux heures c'est long...

Si je ne me suis réellement ennuyé, du moins n'ai-je pu m'enthousiasmer comme je l'aurais souhaité.

Dommage.

 

Découvrez Charles Berling et Barbara Schulz dans Le donneur de bain sur Culturebox !

 

 

16.03.2010

Belle affiche de fin de saison au Marigny...

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Début mai, la salle dirigée par Pierre Lescure proposera "Le Donneur De Bain", de Dorine Hollier, avec pas moins de trois têtes d'affiche : Barbara Shulz, Charles Berling et Bruno Wolkowitch. Sans oublier le sociétaire honoraire du Français, l'excellent Alain Pralon. Une distribution qui promet, même si l'on ignore encore la qualité de la pièce dont le "pitch" est ainsi présenté par le théâtre :

"Paris, 1878. Les appartements bourgeois ou autres, sont encore éclairés à la lampe à huile...les salles de bains n’ont pas encore vu le jour. Chez les pauvres, on ne se lave pas, ou alors très peu, dans le coin d’une cuvette remplie, si on a de la chance et du bois, d’un peu d’eau tiédie au feu...

Chez les riches, on fait venir...le Donneur de Bain.

Corporation très estimée, nec plus ultra du luxe, les Donneurs de Bain viennent à domicile, munis de leur baignoire escamotable, de leurs draps et de leurs onguents. Ils lavent, massent et surtout...écoutent!!! Psychanalystes avant l’heure, ils dissèquent, dissolvent les pensées sales des messieurs de la haute dans l’eau du bain. Ils procurent des plaisirs intenses en toute bonne conscience...Ils sont payés pour ça...Il arrive aussi qu’ils colportent les nouvelles, échanges des intrigues et des confidences... Et si, dans cette petite société si "propre", on laissait s’évaporer l’odeur nauséabonde du crime? ...dans des odeurs de talc et de courant alternatif..."

Pourquoi pas ?

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