17.09.2010

Désolé pour la critique...

 

 

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Difficile de sortir enthousiaste de la nouvelle pièce de Bertrand Blier dont on attendait beaucoup, même si tout n'est pas à jeter.

Le pitch s'annonçait pourtant prometteur. Comment vivre avec la pauvreté, la misère, la précarité sous nos yeux, quand bien même l'Etat aurait pondu une loi obligeant  les municipalités à moquetter leurs trottoirs afin d'apporter du "confort" aux sans abri... ?

Anny Duperey incarne donc une femme au foyer appartenant clairement aux "CSP+" (catégories socio-professionnelles supérieures) dont les fenêtres de l'appartement donnent sur le trottoir moquetté de Myriam Boyer, sdf . Cette dernière prendra la place de la première avant d'errer à ses côtés...

Blier compose ici une oeuvre poético-allegorico-trasho-bourgeoise confuse, brouillonne, sur la pauvreté, le regard que notre société y pose, mais aussi sur la vie, le couple, l'enfance, le théâtre, sur ses propres névroses, et se perd, nous perd, dans ce dédale de réflexions plus ou moins bien amenées.

Si l'on rit souvent grâce à l'efficacité d'une écriture qui n'est tout de même plus à prouver, on s'ennuie aussi malgré une excellente interprétation de Duperey et Boyer, seules dans cette distribution comportant cinq comédiens (Patrick Préjean, Abbès Zahmani, et Jean Barney) à avoir réellement quelque-chose à défendre. 

Une situation de départ cocasse, une provoc proprette (nous sommes sur les boulevards...), des répliques parfois efficaces, quelques scènes drôlement trash, une interprétation qui n'est pas à remettre en cause, une scénographie séduisante, ne parviennent pas à sauver totalement un spectacle dont on peine à saisir les tenants et aboutissants du propos.

A vouloir trop en dire, on finit par ne plus rien dire...

Dommage.




Découvrez "Désolé pour la moquette", l'humour grinçant de Bertrand Blier au théâtre Antoine sur Culturebox !


16.05.2010

Joli final pour Colombe sur France 2

 

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C'est devant un peu plus de deux millions de téléspectateurs  (2,2 pour être précis) qu'Anny Duperey et Sarah Giraudeau ont fêté la centième représentation de Colombe, en direct du Théâtre Des Champs Elysées, plaçant France 2 en troisième position des audiences de la soirée. Rappelons que l'audience correspond à l'équivalent de presque 3000 représentations à guichet fermé...

Par ailleurs, je vous en parlais il y a quelques temps, on sait maintenant que c'est au Théâtre Antoine que "Désolé Pour La Moquette", la nouvelle pièce de Bertrand Blier sera créée en septembre, avec Anny Duperey, justement,  et Myriam Boyer.

Cela devrait décaper...


 

27.02.2010

Une Colombe qui prend doucement son envol...

 

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C'est l'une des affiches les plus attendues de cette deuxième partie de saison, Anny Duperey et Sara Giraudeau sont réunies dans la célèbre pièce d'Anouilh mise en scène par Michel Fagadau, à la Comédie Des Champs Elysées.

Commençons par saluer la beauté de l'écrin offert aux acteurs par le décorateur Mathieu Dupuy, les costumes de Pascale Bordet et les lumières de Laurent Béal qui permettent au spectateur de se plonger dès le lever du rideau dans l'univers d'Anouilh. Ici rien de criard, tout est nuances, jeux d'ombres... le climat est là et l'on est en droit de se dire que la soirée s'annonce bien.

On va cependant très vite tomber sur un os... Voire deux.

Le rythme d'abord. Toute la première partie en manque cruellement. A l'inverse de la seconde, celle-ci est faite de scènes courtes, drôles souvent, voit défiler nombre de personnages, et cette peinture du monde du théâtre devrait être aussi légère et virevoltante que la vision que s'en fait la douce et charmante Colombe. Or, tout est très lent et pesant, on semble nous jouer la fin avant de nous avoir proposer le début... Cela n'aide pas à rentrer dans l'histoire. Fagadau n'ose pas le rire franc, semble avoir peur de basculer chez Feydeau, et si l'on peut comprendre cette crainte, le curseur reste mal placé.

La distribution ensuite. Assez inégale, elle comporte surtout une grave erreur de casting portant le nom de Benjamin Bellecour. Celui-ci joue le rôle d'Armand, jeune fêtard et séducteur qui trahira son frère (très juste Grégory Baquet) en succombant aux charmes de Colombe, sa femme. Mais le comédien , fluet et peu sûr de lui, aux gestes maladroits, paraissant nager dans un costume taillé trois tailles au dessus, est bien peu crédible et handicape réellement la crédibilité de la situation. Chacun a par ailleurs du mal à entrer dans la sincérité de son personnage, Anny Duperey en tête, durant la première heure et quart (quand même ! Le spectacle dure deux heure quarante cinq...). Michel Fagadau tombe, pour le coup, vraiment chez Feydeau dans sa vision de certains personnages, notamment avec Jean-Paul Bordes et son interprétation trop colorée et excessive de "Poète Chéri", en décalage complet avec le reste du spectacle. Arrêtons-nous enfin sur Sara Giraudeau dont le jeu est impeccable. Sensible et touchante, elle est une très belle Colombe (On ne saurait cependant que trop lui suggérer de changer rapidement de registre dans ses prochains emplois si elle ne veut pas s'enfermer dans un personnage...).

La deuxième partie nous fait cependant oublier les défauts énumérés ci-dessus, et si l'on n'a pas décroché, on plonge complétement dans l'histoire, les comédiens ayant tous (excepté Benjamin Bellecour) trouvé leurs marques. C'est joli, fort, poignant, Anouilh est bien là. On l'entend nous raconter que si le théâtre est la vie, la vie est bien un théâtre. Et au delà du théâtre dans le théâtre, c'est bien de la vie dont il est question ici. Fagadau signe une mise en scène on ne peut plus classique, propre, académique, mais somme toute efficace. On pardonne les quelques erreurs d'intention.


Pourquoi pas.




Découvrez Sara Giraudeau joue «Colombe» à la Comédie des Champs-Elysées sur Culturebox !


12.02.2010

Anny Duperey et Myriam Boyer sur scène

 

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Ce sera, selon Le Parisien Aujourd'hui en France (info lue sur leblogtvnews), à l'automne prochain, dans une pièce de Bertrand Blier intitulée "Désolé Pour La Moquette". Le titre laisse déjà présager du meilleur... On se souvient, par ailleurs, de l'accueil assez frais qui avait été réservé aux "Côtelettes", sa précédente pièce dont le texte, pour le moins très vert et fleuri (mais pas sans intérêt, loin de là), avait laissé une partie de la critique et du public songeur... Philippe Noiret et Michel Bouquet en étaient les interprètes. C'était en 1997. Un film en avait été tiré. La bande annonce ci-dessous vous donnera sans doute un aperçu de ce à quoi vous pouvez vous attendre à la rentrée...