28.10.2010

Thierry Lhermitte brillant dans "Grand Ecart"...

 

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Toby, vieux danseur, reçoit la visite dans son loft new yorkais d'un jeune couple, Lisa et Mike, venu l'interviewer. Car Lisa prépare une thèse sur "l'histoire de la chorégraphie classique aux Etats Unis". Mais l'entretien va tourner court, laissant très vite place à la véritable raison de cette rencontre qui, à défaut de tourner autour de la danse, n'en sera pas moins "dense"...

Voici donc en quelques mots le point de départ de cette  jolie pièce de l'américain Stephen Belber dont il est difficile de vous dire davantage si l'on ne veut pas briser ses différents effets. A la fois drôle, juste et touchante, cette comédie dramatique traite avec intelligence et subtilité de l'Art, de l'artiste, de sa solitude dans la création, de la famille aussi. C'est très bien vu.

Thierry Lhermitte incarne tout en finesse et nuances Toby, ce sexagénaire bisexuel qui, ayant voué sa vie à son art, est probablement passé à côté de beaucoup de choses. L'acteur dévoile un jeu riche, sobre et maîtrisé à la perfection. Accompagné de la très émouvante Valérie Karsenti et du bouillonnant François Feroleto dont le jeu prend toute son ampleur dans la seconde partie, Lhermitte a su s'entourer d'une équipe de qualité et pas de simples faire-valoir. 

La mise en scène signée Benoît Lavigne, dont on avait apprécié récemment le travail sur "Baby Doll", sert au mieux le texte et les comédiens dans un séduisant décor de Laurence Bruley.

On regrettera simplement les coupes probables dans le texte afin d'arriver à une durée d'une heure dix (il y a un spectacle derrière...). Vingt minutes de mieux auraient permis peut-être d'installer personnages et situation un peu plus en profondeur.

Reste un divertissement intelligent et de grande qualité. Du théâtre américain comme on l'aime, à voir avant fin décembre au Théâtre de la Madeleine.



Découvrez "Grand écart", Thierry Lhermitte sur scène au théâtre de la Madeleine sur Culturebox !


16.04.2010

Quand Baby Doll prend son envol...

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Cela pourrait bien donner Mélanie Thierry incarnant "La Mouette". C'est en tout cas ce que révèle L'Express dans l'une de ses indiscrétions. Le metteur en scène Benoit Lavigne, qui a signé la mise en scène du superbe "Baby Doll" dont la tournée vient de s'achever, conquis par sa collaboration avec la jeune et talentueuse comédienne, lui aurait proposer d'incarner l'héroine de Tchekov. On ne sait pas encore où et quand, en revanche une chose est sûre : nous y serons !

Retrouvez ci-dessous quelques images de Baby Doll :


 

Et puisque nous parlions de L'Express, lisez un article de Laurence Liban à propos de ces jeunes actrices révélées par le cinéma qui choisissent de se produire sur les planches, au risque de ne parfois pas passer la rampe... Marina Fois, Audrey Tautou, Mélanie Thierry, Mélanie Laurent, Elodie Navarre...

http://www.lexpress.fr/culture/scene/ces-actrices-qui-pas...

 

Photo : Eric Robert / Corbis / Sygma

 

12.06.2009

Xavier Gallais ne s'arrête jamais

 

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Découvrez, sur le site du Figaro, un papier sur Xavier Gallais comédien qui a visiblement du mal à quitter les planches. Achevant en ce mois de juin les représentations d'"A La Recherche Du Temps Perdu" et de "Baby Doll" qu'il emmènera l'un et l'autre en tournée, il sera au Rond Point dès la rentrée dans "Ordet" de Kaj Munk, avant d'assurer la mise en scène "On Ne Badine Pas Avec L'Amour" à L'Atelier début 2010.

http://www.lefigaro.fr/theatre/2009/06/11/03003-20090611A...

 

Photo : Xavier Gallais et Mélanie Thierry dans "Baby Doll" /  Le Figaro

 

 

 

 

01.02.2009

Un Tenessee Williams très réussi

 

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Le théâtre de l'Atelier propose une nouvelle version de Baby Doll, adaptée par Pierre Laville.

Il n'y a pas 2000 façons de retranscrire sur scène le climat des pièces de Tennessee Williams. On y est, ou on y est pas.

Et là, on y est bien. La chaleur des champs de coton, la moiteur des corps qui suintent la sexualité, des personnages paumés, un univers de bric et de broc. Tout est là. Le metteur en scène Benoît Lavigne a visé juste.

 

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Mélanie Thierry, brillante Baby Doll, toute en nuances et subtilité, toujours juste, est une magnifique femme-enfant et forme un trio parfait avec Xavier Gallais (dont on soulignera ici la formidable énergie et la "niaque" qu'il dégage sur scène) et Chick Ortega. Au second plan, Monique Chaumette et Théo Légitimus complètent une distribution sans fausse note. Tour à tour, les scènes d'affrontement ou de séduction fonctionnent parfaitement, dans un superbe décor intelligemment conçu.

C'est beau, c'est fort, c'est touchant, esthétiquement impeccable, et sans nul doute un des spectacles à ne pas manquer en cette deuxième partie de saison.

 

Crédit photo : Le Figaro