22.09.2010
Intelligente et subtile Barbara Schulz...

Nous l'avions quittée en juillet dernier avec l'approximatif et confus "Donneur De Bain" au Marigny, nous avons le plaisir de la retrouver en cette rentrée au Montparnasse dans ce classique d'Henry Becque écrit à la fin du 19ème siècle, "La Parisienne", impeccablement mise en scène par Didier Long. Elle reprend un rôle tenu il y a quelques temps par Nathalie Baye (1995) ou plus récemment Caroline Sihol (2003) .
Incarnant ici une femme ambitieuse, intelligente, prenant soin de son mari autant que de ses amants, les seconds servant parfois malgré eux les intérêts et l'ascension sociale du premier, la comédienne révèle un jeu tout en finesse et en subtilité. A sa fraîcheur et sa spontanéité qui nous avaient séduits lors de ses débuts il y a maintenant plus de quinze ans, s'ajoute aujourd'hui une technique totalement maîtrisée. Elle mène le spectacle du début à la fin avec brio, et gageons que Didier Long n'y est pas pour rien. sa mise en scène donne à entendre un texte vif, souvent drôle, piquant et pas vieillot (telle était ma crainte avant le lever du rideau), brossant à la fois un brillant portrait de femme, de couple, et plus généralement d'une certaine société.
Jérôme Kircher, dont le Tout Paris fait l'éloge depuis quelques temps (je l'avais pour ma part jugé plein de tics et de trucs de comédien dans "La Petite Catherine De Heilbronn"), dans le rôle de l'amant, est un partenaire honnête mais usant de gesticulations qui compensent un jeu intérieur peut-être trop léger.
Didier Brice, pour sa part, compose avec justesse un touchant mari cocu-content, plus préoccupé par sa position sociale que de ses cornes dont il n'a absolument pas conscience.
Si le reste de la distribution est plus anecdotique, de par des rôles qui le sont également, si le tout peut sembler de facture très classique, il n'en demeure pas moins un spectacle de très belle qualité, au décor séduisant, qui vous fera passer un excellent moment, car tout cela est fin et plein d'esprit .
A voir.
Découvrez Barbara Schulz est La Parisienne au théâtre Montparnasse sur Culturebox !
Amusant : "La Parisienne" fut proposée dans le cadre de l'émission "Au Théâtre Ce Soir" au cours de l'année 1974... En voici, grâce à l'INA, les 10 premières minutes (c'est sans doute aussi pour cela que je craignais que cela ne fut un peu "vieillot"...) :
10:22 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la parisienne barbara schulz, la parisienne, barbara schulz, jérôme kircher, didier long, henry becque, théâtre montparnasse, critique la parisienne |
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12.05.2010
Un bain qui tourne au bouillon...

L'Intrigue ? Au 19ème siècle, un donneur de bain offre ses services. De la prostituée au ministre, en passant par un jeune comédien, c'est toutes les classes sociales qui passent entre ses mains. S'il lave les corps, bien-sûr, il nettoie aussi les esprits, car durant son labeur, il écoute. Beaucoup. Il devient alors "confesseur laique" ou psychanalyste avant l'heure... Témoin de tout ce que le genre humain peut avoir de plus "sale"...
L'affiche était pourtant prometteuse. Une distribution de premier choix, un metteur en scène, Dan Jemmett, à qui l'on doit l'un des succès (mérité) de la saison passée au Français ("La Grande Magie"), et un argument qui avait de quoi titiller notre curiosité.
Alors où se trouve le bug ?
Dans le texte, assurément. Dorine Hollier, dont "Le Donneur De Bain" est la première pièce (elle a déjà écrit plusieurs spectacles musicaux), veut trop en dire, trop en montrer, trop en raconter, mélange les genres (c'est un souhait de sa part) et livre ici un texte confus qui ne va jamais vraiment au fond des choses. Des scènes trop courtes, des personnages bien trouvés mais peu développés. Si l'auteur n'a pas à rougir du style ou du ton qui sont fort plaisants, un sérieux effort reste donc à faire du côté de la construction et du développement.
Une mise en scène vive,intelligente et moderne, une distribution sans fausse note (Schulz, Berling, Pralon et Wolkowitch s'en tirent bien), et une scénographie séduisante (le spectacle est esthétiquement très réussi) ne parviennent malheureusement pas à compenser un texte trop bancal. La durée du spectacle n'arange rien; deux heures c'est long...
Si je ne me suis réellement ennuyé, du moins n'ai-je pu m'enthousiasmer comme je l'aurais souhaité.
Dommage.
Découvrez Charles Berling et Barbara Schulz dans Le donneur de bain sur Culturebox !
10:30 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le donneur de bain, barbara schulz, bruno wolkowitch, alain pralon, théâtre marigny |
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01.09.2009
Samuel Le Bihan de retour sur les planches
Le Parisien consacre un article à celui que l'on n'avait pas vu sur une scène de théâtre depuis "Un Tramway Nommé Désir" il y a de nombreuses années. Ce comédien qui est passé par le Conservatoire et La Comédie Française s'était, selon le quotidien, un peu égaré ces derniers temps... C'est donc dans "Parole et Guérison", aux côtés de Barbara Schulz que vous pourrez l'applaudir à partir de demain.
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/samuel-le-...
Photo : Leparisien.fr /LP/THOMAS SAMSON
09:22 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : samuel le bihan, barbara schulz, parole et guérison |
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06.06.2009
Barbara Schulz et Samuel Le Bihan réunis sur scène
C'est sur la scène du Théâtre Montparnasse que les deux comédiens intepréteront à la rentrée une pièce de Christopher Hampton (Les Liaisons Dangereuses) intitulée "Parole Et Guérison", adaptée et mise en scène par Didier Long. Le sujet traité est celui de la psychanalyse. S'il a été le producteur heureux des spectacles de Demaison, on n'avait pas vu Samuel Le Bihan sur les planches depuis "Un Tramway nommé Désir" il y a une dizaine d'années, après qu'il eut quitté la troupe du Français (rôle qui lui avait valu une nomination aux Molières). Barbara, elle, est une habituée des scènes parisiennes.
Gageons qu'après "Le Diable Rouge", Le Théâtre Montparnasse tient, avec ces deux têtes d'affiches, un nouveau succès.Résumé de la pièce :
"En 1905, Sabina Spielrein devient, à la fois, la patiente et la maîtresse du docteur Jung qui expérimente, avec elle, une toute nouvelle méthode thérapeutique révolutionnaire, inventée par Freud: la Psychanalyse. D'abord dans un rapport de filiation intellectuelle, Jung se détache peu à peu de son mentor..."
18:31 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, théâtre montparnasse, barbara schulz, samuel le bihan, christopher hampton, les liaisons dangereuses, parole et guérison, didier long, demaison |
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