01.10.2010

Aucun regret d'avoir assisté à ces remords...

 

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Hélène, Pierre et Paul ont vécu il y a des années une histoire d'amour à trois, en partie concrétisée par l'achat en commun d'une maison que Pierre habite encore. Aujourd'hui, ayant refait leur vie, il s'y retrouvent, avec conjoints et enfants, car Hélène a besoin d'argent et souhaite vendre. 

De ces retrouvailles il ressortira que les anciens amants n'ont pas fait le deuil de leur histoire de la même manière. L'ont-ils fait, d'ailleurs ? Elle est en effet toujours très présente dans la vie des trois amis, qu'ils soient mariés, avec enfants, ou célibataire comme Pierre. Et ce passé, dont il est bien difficile de faire table rase, semble avoir une incidence certaine sur le présent. 

A travers une écriture poétique, forte, à la fois sombre mais souvent drôle, parfois violente, ce huis-clos provoqué par le personnage d"Hélène, davantage portée par un besoin vital de parler que par un réel besoin d'argent, pousse chacun à faire fi des non-dits, des silences, et exprimer enfin, ou du moins tenter d'exprimer, ce qui est enfoui au fond de lui. Peut-être pas sans y laisser quelques plumes...

Les textes de Jean-Luc Lagarce sont fréquemment repris par des troupes de théâtre amateur. Il n'y a pourtant rien de plus difficile à jouer si l'on veut faire entendre ce qu'il y a à entendre. Répétitifs, décousus, épurés, basés sur des silences, tout sauf naturels, il faut bien l'avouer, ils sont régulièrement massacrés.

Ici, les six comédiens (professionnels) parfaitement dirigés par Julie Deliquet vont chercher au plus profond de quoi nourrir leur personnage, atteignant une sincérité, une justesse, presque bouleversantes, et savent trouver la petite musique qui nous plonge dans cet univers si particulier qu'est celui de Lagarce. Nous saluerons plus spécifiquement les prestations de Julie André, Agnès Ramy et Olivier Faliez.

On émettra deux petites réserves à propos de ce spectacle réussi. D'abord une scénographie relativement absente et sans grand intérêt (la faute, en partie, au manque de moyens évident des théâtres d'arrondissements), constituée d'une bâche de travaux recouvrant la scène et d'un papier peint projeté sur écran que l'on peine à deviner tant il disparaît derrière la puissance des éclairages. A la limite, on aimerait mieux rien... Enfin l'abondance de cigarettes fumées sur le plateau par les comédiens qui finit par franchement gêner le spectateur, ancien fumeur, que je suis. J'imagine ce qu'il doit en être pour les non fumeurs...

En conclusion, du Lagarce comme on aimerait en voir plus souvent. C'est au Théâtre Mouffetard qui démarre bien sa saison.

Allez-y !

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Photo : Mathilde Morières


08.02.2009

auteurs français en Italie

 

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A lire sur le site du monde.fr, un article à propos de la troisième édition, en Italie, du festival "Face à Face" qui programme des auteurs français à travers tout le pays jusqu'au mois de juillet. Yasmina Reza, Pommerat, Lagarce... Ils sont tous là... Un festival soutenu par l'ambassade de France et qui créée cette année son pendant (auteurs italiens programmés en France) à Paris, Lille et Grenoble.

Cet article contient également une interview de Luca Ronconi qui met en scène "Juste La Fin Du Monde" de Jean-Luc Lagarce.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/02/06/le-theatre-francais-a-l-honneur-en-italie_1151784_3246.html#ens_id=1151860

04.02.2009

Le Music Hall de Lagarce

 

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Après Fanny Ardant et Lambert Wilson, c'est au tour d'une production beaucoup plus modeste de présenter "Music Hall" de Jean-Luc Lagarce, au théâtre de la Boutonnière.

Trois artistes de cabaret sur le déclin, "La Fille et ses deux Boys", paumés, se racontent. Entre confidences et représentation. Les tours de chant de plus en plus rares dans des endroits minables, salles polyvalentes de contrées de plus en plus reculées, souvent sans public, avec la nostalgie de l'époque où le succès était au rendez-vous, où leur numéro était au top. Mais l'a t-il été un jour ?

Tout ce qu'il peut y avoir de pathétique dans une vie d'artiste ratée, ou simplement les difficultés de la vie d'artiste, sont évoqués avec talent par Lagarce. Le texte est poignant.

La mise en scène de Sophie Gazel et l'interprétation sont malheureusement très "scolaires". Trop sages et appliquées. On a l'impression d'une présentation de fin d'année d'école de comédiens. Cela est un peu jeune et manque cruellement de vécu, d'épaisseur pour faire passer le pathétique et le glauque qui transparaît dans le texte. On s'ennuie presque tant les acteurs paraissent détachés de ce qui leur arrive. C'est plus grave et plus lourd que ça, moins propre et moins lisse, amis comédiens et metteur en scène...

Pas indispensable donc, à moins de vouloir découvrir ce beau texte de Lagarce.

23.01.2009

Revue de presse

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Le Parisien publie ce jour une interview de Roland Giraud qui démarre les représentations de "Bonté Divine", pièce sur les religions. L'occasion pour le comédien de se livrer sur sa foi qui l'accompagne depuis toujours.

http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/roland-giraud-partage-sa-foi-23-01-2009-384108.php

 

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Sur liberation.fr : joli (et interessant) papier à propos de  "Music- Hall" de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par Lambert Wilson, avec Fanny Ardant aux Bouffes du Nord.

http://www.liberation.fr/theatre/0101313866-ardant-lagarce-et-la-fille

 

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Le Monde, quant à lui, propose un article sur le nouveau spectacle et le nouveau chapiteau du cirque Arlette Gruss qui fait l'évènement de ce début d'année chez les adeptes du genre.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/01/21/la-cathedrale-des-gruss-a-bordeaux_1144699_3246.html?