01.10.2011

Les Folies Bergère changent de mains...

Capture d’écran 2011-10-01 à 11.03.16.png

Un certain temps que l'on se demandait qui...? La nouvelle fut donnée par Nathalie Simon sur le site du Figaro, hier après-midi. C'est donc le producteur Jean-Marc Dumontet (Scooby Doo, Nicolas Canteloup...), déjà propriétaire du Point Virgule, de Bobino, et du théâtre Antoine, qui s'est offert pour la modique somme de neuf millions d'euros le bail de ce temple du music hall que sont les Folies Bergères dont les murs appartiennent à l'Hôpital des Quinze-vingts (?!).

Dumontet promet le retour de revues à grand spectacle (qui partiront en tournée) et concède qu'il n'aura pas grand mal à trouver une programmation, ayant des demandes jusqu'en 2013 pour Bobino. Gageons que quelques travaux seront réalisés, la salle en a grand besoin, surtout côté coulisses et cage de scène (il paraît qu'il pleut sur le plateau !).Une solide restauration de la magnifique façade années 30 (photo) ne serait pas non plus du luxe. Permettons-nous de suggérer la création d'un bar-lounge dans le hall et au premier étage afin de faire revivre ces grands espaces inexploités.

Si l'on ne peut que se réjouir de ce changement de direction, car l'ancienne propriétaire, Madame Hélène Martini, avec tout le respect que je lui dois, faisait végéter l'endroit bien tristement depuis de nombreuses années entre deux locations sans aucune direction artistique, on est de nouveau en droit de s'inquiéter de la concentration en train de s'opérer à la tête des salles parisiennes...

Loin de moi l'idée de remettre en cause le professionnalisme des Dumontet, Camus (Porte Saint Martin, Madeleine), ou autres frères Vardar (le Palace, le Rive Gauche, la Grande Comédie...), sans oublier celui des propriétaires des Variétés et du Comédia qui cherchent à acquérir une seconde salle, mais quid de la diversité des spectacles dans notre capitale ? N'y aura t-il bientôt plus de place que pour des productions  grand public à la rentabilité assurée et calculée ? Je n'ai rien contre "La Cage Aux Folles" ou "Le Clan Des Divorcées", même si ce n'est pas ma came,  mais il est à craindre que le juste milieu entre du théâtre en Allemand surtitré à l'Odéon ou à la Colline et "Couscous Aux Lardons" chez les Vardar ne disparaisse définitivement. 

Ils sont en effet de moins en moins nombreux les directeurs de théâtres privés dénicheurs de talents qui prennent des risques et n'oublient pas une certaine exigence dans les oeuvres qu'ils mettent à l'affiche. Nous serions bien en peine d'en citer plus d'une dizaine... 

Les paris sont ouverts quant aux prochaines salles qui passeront entre les mains de ces puissants businessmen faiseurs de cash. L'état de décrépitude avancée des établissements de Denise Petitdidier (Théâtre Daunou et Comédie Caumartin) nous laisse à penser que c'est de leur côté que les affaires se feront sans trop tarder.

Sur ce, bon week end..