12.05.2010
Un bain qui tourne au bouillon...

L'Intrigue ? Au 19ème siècle, un donneur de bain offre ses services. De la prostituée au ministre, en passant par un jeune comédien, c'est toutes les classes sociales qui passent entre ses mains. S'il lave les corps, bien-sûr, il nettoie aussi les esprits, car durant son labeur, il écoute. Beaucoup. Il devient alors "confesseur laique" ou psychanalyste avant l'heure... Témoin de tout ce que le genre humain peut avoir de plus "sale"...
L'affiche était pourtant prometteuse. Une distribution de premier choix, un metteur en scène, Dan Jemmett, à qui l'on doit l'un des succès (mérité) de la saison passée au Français ("La Grande Magie"), et un argument qui avait de quoi titiller notre curiosité.
Alors où se trouve le bug ?
Dans le texte, assurément. Dorine Hollier, dont "Le Donneur De Bain" est la première pièce (elle a déjà écrit plusieurs spectacles musicaux), veut trop en dire, trop en montrer, trop en raconter, mélange les genres (c'est un souhait de sa part) et livre ici un texte confus qui ne va jamais vraiment au fond des choses. Des scènes trop courtes, des personnages bien trouvés mais peu développés. Si l'auteur n'a pas à rougir du style ou du ton qui sont fort plaisants, un sérieux effort reste donc à faire du côté de la construction et du développement.
Une mise en scène vive,intelligente et moderne, une distribution sans fausse note (Schulz, Berling, Pralon et Wolkowitch s'en tirent bien), et une scénographie séduisante (le spectacle est esthétiquement très réussi) ne parviennent malheureusement pas à compenser un texte trop bancal. La durée du spectacle n'arange rien; deux heures c'est long...
Si je ne me suis réellement ennuyé, du moins n'ai-je pu m'enthousiasmer comme je l'aurais souhaité.
Dommage.
Découvrez Charles Berling et Barbara Schulz dans Le donneur de bain sur Culturebox !
10:30 Publié dans Critiques, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le donneur de bain, barbara schulz, bruno wolkowitch, alain pralon, théâtre marigny |
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16.03.2010
Belle affiche de fin de saison au Marigny...

"Paris, 1878. Les appartements bourgeois ou autres, sont encore éclairés à la lampe à huile...les salles de bains n’ont pas encore vu le jour. Chez les pauvres, on ne se lave pas, ou alors très peu, dans le coin d’une cuvette remplie, si on a de la chance et du bois, d’un peu d’eau tiédie au feu...
Chez les riches, on fait venir...le Donneur de Bain.
Corporation très estimée, nec plus ultra du luxe, les Donneurs de Bain viennent à domicile, munis de leur baignoire escamotable, de leurs draps et de leurs onguents. Ils lavent, massent et surtout...écoutent!!! Psychanalystes avant l’heure, ils dissèquent, dissolvent les pensées sales des messieurs de la haute dans l’eau du bain. Ils procurent des plaisirs intenses en toute bonne conscience...Ils sont payés pour ça...Il arrive aussi qu’ils colportent les nouvelles, échanges des intrigues et des confidences... Et si, dans cette petite société si "propre", on laissait s’évaporer l’odeur nauséabonde du crime? ...dans des odeurs de talc et de courant alternatif..."
Pourquoi pas ?

14:07 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barbara shulz, alain pralon, charles berling, bruno wolkowitch, le donneur de bain, dorine hollier |
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