21.12.2008

Le petit caf'conc de Caroline Loeb

 

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C'est dans l'une des des deux caves voutées qui servent de salles de spectacle au théâtre des Blancs Manteaux que Caroline Loeb (C'est la ouate...) a décidé de faire son retour à la chanson à travers un récital intitulé "Mistinguett, Madonna et Moi".

Vétue d'un queue de pie, d'un haut de forme, d'un body noir pailleté, armée d'une canne et d'un éventail à plumes , accompagnée d'un accordéoniste, Caroline Loeb, artiste au fort capital sympathie et à la gouaille sans équivalent, égrène avec humour des chansons d'Arletty, Juliette, Gainsbourg, Yvette Guilbert, Joséphine Baker et même Madonna, sans oublier bien sûr son propre répertoire, beaucoup plus large que C'est la Ouate (chanson à laquelle elle réserve un sort tout particulier) qui nous permet de découvrir un peu plus ce personnage haut en couleurs.

Le spectacle est monté avec un professionnalisme auquel on ne pourra absolument rien reprocher; les lumières sont étonnement léchées pour un si petit lieu, et la gestuelle de Caroline est magnifiquement ciselée. Elle ose, prend des risques, et parvient à nous séduire.

On regrettera cependant deux choses :

les passages parlés sont extrêmement maladroits et passent assez mal; ceux-ci mériteraient d'être ressérés pour plus d'efficacité. Et d'aucuns trouveront peut-être que les interprétations ne sont pas assez personnelles, d'où une possible frustration sur leur désir de rentrer dans l'univers de la chanteuse.

Le tout reste cependant de bonne facture et vous fera passer un agréable moment de café concert dans un des plus vieux cafés-théâtres de la capitale.

Allez, pour le plaisir, en souvenir de votre jeunesse :