04.11.2009

Rideau !

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La première moitié de la saison n'est pas encore achevée que le rideau tombe déjà pour un certain nombre de productions n'ayant pas rencontré le public. C'est le cas du très moyen "Vie Privée", au Théâtre Antoine, qui sera remplacé d'ici trois semaines par une nouvelle version de "La Vie Parisienne" dans une mise en scène d'Alain Sachs. Fin des représentations également au Petit Théâtre de Paris pour "Il Est Passé Par Ici", de Marc Fayet; l'echec s'explique ici par un texte peu convainquant, on a connu l'auteur plus inspiré. Ce théâtre proposera la reprise des "Femmes Savantes" qui a triomphé ce début de saison au Théâtre 14 avec, entre autres, Jean-Laurent Cochet dans le rôle de Philaminte. Enfin "Goodbye Charlie", avec Marie-Anne Chazel à la Michodière semble également en fin de course.

09.09.2009

"Il Est Passé Par Ici", ne passez pas par là...

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Marc Fayet ("Jacques A Dit", "L'un Dans L'Autre"...) est un auteur  à la plume talentueuse, plaisante, pétillante, légère, sachant généralement assez justement dépeindre le quotidien, les travers et tracas de ses contemporains (trentenaires ou quadras un peu "bobos"). Il nous a habitués à des pièces charmantes.

Mais il arrive que l'auteur, comme tout artiste, soit plus ou moins inspiré, et vise plus ou moins juste... Avec "Il Est Passé Par Ici", présenté au Petit Théâtre De Paris depuis la semaine dernière, le spectateur est en droit de penser que Marc Fayet a loupé sa cible dans les grandes largeurs...

Si l'idée de départ n'est pas mauvaise (Un prétendu cousin dont personne ne se souvient fait irruption dans une famille afin de reprendre contact avec les siens. Mais qui est il ? Et fait-il vraiment partie de la famille ?), le développement de l'histoire et des personnages n'est ni fait ni à faire. Dialogues baclés et faciles (quelques rires malgré tout), personnages mal dessinés, situations maladroites, sans oublier un coup de théâtre final sans grand intérêt, et presque grotesque, tout cela ne nous raconte pas grand chose.

On touche également ici aux limites de l'écriture sur mesure pour les comédiens. Marc Fayet et toute la distribution se connaissent bien, très bien (ils travaillent ensemble depuis de nombreuses années). Il a donc pensé chaque personnage en fonction de celui qui l'incarnerait mais il est allé dans la caricature totale. Ainsi, Lysiane Meis, d'habitude délicieuse, nous crispe presque tant elle minaude, Gérard Loussine est enfermé dans son éternel rôle de gentil simplet maladroit, Stéphane Hillel, meilleur directeur de théâtre que comédien, surjoue le fameux "cousin Jean-Pierre"... Bref, à trop vouloir faire du sur mesure, on finit par ne plus rendre service.

On pourra donc malheureusement se passer de "passer par ici"... Mais nous serons là pour la prochaine !

 

 

 

 

12.06.2009

Un travail très honnête

 

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Quand une amourette entre une diva et un toréador d'opérette sert de cadre et de prétexte à une compilation des plus grands airs d'opéras et de comédies musicales, cela donne un spectacle enlevé, gai, et très accessible, qui enthousiasme le public.

Raphaelle Farman et Jacques Gai, chanteurs lyriques en ayant assez du sérieux des spectateurs d'opéras et de l'austérité des lieux dans lesquels ils se produisaient, ont conçu avec modestie et surtout un plaisir non feint ce petit vaudeville haut en couleurs afin de faire découvrir au plus grand nombre leur passion pour cet art.

Commençons par dire que ces deux voix, assez impressionnantes pour l'ignare que je suis dans ce domaine, retiendront sans aucune difficulté votre attention durant cette petite heure et demie que vous passerez en leur compagnie, sans oublier leur excellent pianiste, Fabrice Coccitto également chargé d'interpréter moult figurants très bien dessinés. Au delà des morceaux choisis qui sont uniquement des "tubes" (comme ils le disent eux même), tout est fait pour que le spectateur et son oreille restent attentifs. le rythme est endiablé, les changements de costumes nombreux, et les situations comiques également.

Si tout n'est pas très réussi dans les dialogues, ceux-ci ont cependant le mérite d'être courts et de ne pas plomber le rythme du spectacle, si le jeu d'acteur laisse parfois à désirer (cet aspect du métier est très brièvement abordé dans la formation de chanteur d'opéra, on le sait...), manquant peut-être de subtilité, si l'humour choisi pouvait laisser craindre, au vu des extraits visionnés avant la représentation, une descente régulière en dessous de la ceinture, il n'en est finalement rien, il reste  bon enfant, et l'on tombera d'accord pour écrire que l'on pardonne bien volontiers ces imperfections tant la sincérité de la démarche de ces deux artistes, qui ne s'économisent pas un instant sur scène, est touchante, leur bonne humeur et leur plaisir communicatifs, et notre oreille ravie d'avoir entendu deux très jolies voix.

 

Sachez enfin que chaque soir, Raphaelle et Jacques vous proposent, à l'issue de la représentation, d'échanger quelques mots à propos du spectacle. Questions et commentaires sont les bienvenus.


Plein les oreilles, mais aussi plein les yeux !

Pour tous, jusqu'au 12 juillet au Petit Théâtre De Paris.

 

 


 

12.02.2009

Tout Petit Vu Du Ciel

 

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Tel est le joli titre de ce spectacle seul en scène sorti de l'imagination et des souvenirs de Michel Lagueyrie, puisqu'il nous raconte des bribes de son enfance, adolescence et de ses débuts de vie d'adulte dans les années 50-60.

Disons le tout de go, ce n'est franchement pas terrible, et si l'on ne peut pas (et ne veut pas) avoir la dent dure envers l'auteur-interprête et son spectacle, c'est que l'intention est belle, sincère, et le comédien d'une humilité touchante. Mais cela ne suffit pas. Pour commencer l'écriture est très moyenne. On sent l'envie de se rapprocher d'un climat nostalgique façon "Petit Nicolas" (Goscinny), cela ne dépasse cependant jamais le stade de l'anecdote gentillette pas très bien racontée. Alors oui, soyons honnêtes, on sourit souvent, mais il manque une verve, une plume plus efficace, plus travaillée, et enfin un fil conducteur qui nous raconte une histoire, plus que quelques souvenirs, pour nous tenir en haleine jusqu'au bout.

En résumé : C'est gentil... Et vous l'aurez compris, ce n'est pas forcément un compliment dans ma bouche.


Actuellement au Petit Théâtre de Paris. Mise en scène de Marc Fayet.