19.04.2009

Nous n'irons pas au Macumba...

 

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La compagnie Deschamps-Makeieff propose depuis mercredi dernier à Chaillot "Salle des Fêtes", sa dernière création.

Et quand je dis "dernière", il serait peut-être de bon ton que cela soit vraiment le cas... Je m'explique.

Dans un habituel No Man's Land (comptoir, bidons, bruits de casse, machines absurdes...) qui se trouve être, cette fois-ci, une salle des fêtes nommée Le Macumba qui propose à ses visiteurs des soirées "Prestige", les situations sentent terriblement le déjà vu, et surtout le "déjà beaucoup mieux vu". Pourtant cela commence bien, puis on se rend compte que tout n'est ici que redite des précédents spectacles de la troupe, et la brillante Lorella Cravotta est bien seule au sein d'une distribution insignifiante qui manque de "gueules", unique rescapée de la grande époque de "Lapin Chasseur" et autres "Pieds Dans L'Eau", quand François Morel, Yolande Moreau, Bruno Lochet ou Olivier Saladin lui donnaient extraordinairement la réplique et provoquaient des larmes de rire aux spectateurs. 

Dans un travail basé très largement sur les personnalités et l'improvisation, le casting est capital. Ici il n'est pas bon, ne fait pas mouche, certains sont même mauvais.

Et un  enchaînement de chansons ne parvient pas à combler l'absence de numéros visuels forts, on s'ennuie ferme.

Disparus la folie créatrice d'antant, l'absurde au plus haut niveau, les délires d'improvisation qui n'en finissent pas. Disparue la bouleversante humanité de ces personnages paumés, magnifiques loosers dans lesquels chacun se reconnaissait, ou reconnaissait son voisin. 

Reste malgré tout quelques bons moments, trop rares,  dus essentiellement à Lorella Cravotta.

La machine est rouillée, en boucle. Il faut passer à autre chose.

Dommage.