03.04.2010

Spamalot : Entre réussite et déception

 

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J-8 avant l'arrêt définitif de ce spectacle à l'affiche du Théâtre Comédia.

Commençons par dire que la production s'est réellement donné les moyens. Décors imposants, orchestre de belle taille et de qualité, du monde sur scène... Bref, enfin une comédie musicale "façon Broadway" produite par des français, même si ce n'est qu'une adaptation, qui ne fait pas dans l'économie et qui peut rivaliser avec des groupes comme "Stage Entertainment". Cela fait plaisir.

Pef  (Pierre François Martin Laval) réussit en partie l'adaptation de cette oeuvre potache et absurde des Monty Python. La réécriture et la réinvention des dialogues et jeux de mots intraduisibles sont plutôt bonnes, même si l'on regrette parfois un peu trop de grossièretés gratuites. On retrouve là  l'univers du co-créateur des Robins Des Bois; Ca part en vrille, c'est drôle, le non sens est roi et le délire total. Les fous rires sont fréquents. Sa mise en scène est rigoureuse, les comédiens, tous excellents, sont brillamment dirigés, les voix sont bonnes, tout le monde s'amuse et le public aussi.

Il y a, selon moi, un "mais" de taille...

Toute la partie musicale de cette comédie n'a que peu d'intérêt.

les chansons sont trop longues, et souvent pas drôles, les mélodies ne sont pas accrocheuses, les chorégraphies semblent tout droit débarquer d'un plateau d'émission de variétés tant elles sont là pour meubler l'espace plutôt que pour raconter une histoire, les costumes des danseurs sont cheap et en décalage complet avec l'esthétique du show... Bref, même s'il n'y a rien à redire côté technique, on s'ennuie ferme quand ça chante et ça danse... On n'est en plus pas aidé par une sono approximative qui nous empêche de comprendre l'intégralité des paroles.

Du coup, on ne peut que constater un réel problème de rythme car les dialogues sont beaucoup trop dilués. Une "comédie non musicale" eut été plus efficace. Dans le genre parodie potache d'épopée historique, "Mission Florimont", actuellement au théâtre du Temple, fonctionne presque mieux, avec des moyens beaucoup plus modestes.

Alors que vous conseiller ? D'y aller... Mais pas au tarif fort.

Pour la générosité et la sensibilité de Pef, la complicité de cette bande qu'il a su créer. Pour les quelques véritables grands moments de comédie. On pense au prince qui se prend pour une princesse, à l'enchanteur qui déclanche des orages à volonté, Aux coups de pelle, à la Dame Du Lac et sa "chanson comme ça"... Oui ça vaut la peine. Mais dépêchez-vous !

Ci-dessous une vidéo différente de celle mise en ligne précédemment (extraits du spectacles, répétitions, interviews...) :




Découvrez Spamalot au Théâtre Comedia sur Culturebox !


16.09.2009

Une bonne Nuit...

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Après l'avoir présentée avec succès au festival d'Anjou cet été, Nicolas Briançon installe sa "Nuit Des Rois" au Comédia jusqu'au mois de Novembre.

Pièce "chorale" offrant au spectateur la joie d'applaudir 13 comédiens (c'est rare dans un théâtre privé...), cette oeuvre de Shakespeare est légère, pétillante et pleine d'entrain, très loin des drames fleuves de l'auteur qui pourraient effrayer certains spectateurs.

Que peut-on dire ?

D'abord que l'on sent, dans la mise en scène de Nicolas Briançon, l'amour du théâtre, des acteurs et du jeu qui rejaillit sur l'ensemble d'une distribution ne comportant aucune fausse note. De la sensible et subtile Sara Giraudeau aux irrésistibles Henri Courseaux et Yves Pignot dans des numéros comiques très réussis, sans oublier Jean-Paul Bordes ,Yannis Baraban, Arié Elmaleh ou Chloé Lambert, tous prennent un plaisir non feint à vivre chaque soir ces quiproquos et rebondissements.

Tout est fluide dans ce spectacle dont Briançon transpose l'action au début du vingtième siècle. Les scènes, très courtes, s'enchaînent sans temps mort, les comédiens virevoltent, et les décors (simples mais réussis) s'envolent sur une musique délicieuse, sans oublier quelques petits intermèdes dansés.

J'aurais aimé m'arrêter là, et vous dire "Courez-y !", je ne peux cependant pas m'empêcher d'emettre quelques réserves...

Si ce spectacle ne comporte aucun défaut, il ne possède pas non plus, selon moi, une grande "personnalité". La facture reste terriblement classique, ou pour le moins académique. La "patte" Briançon n'est franchement pas visible, et cela manque d'une certaine folie créatrice... Sans monter Shakespeare façon "théâtre d'avant garde", il y avait à faire, et l'on se risquerait à dire que le metteur en scène ne s'est pas foulé et donne à voir le minimum exigible de la part des spectateurs (même si ce minimum est trop rarement atteint dans les productions actuelles).

Cela dit, il ne faudrait pas bouder son plaisir, ce moment passé au Comédia fut charmant, bien qu'un peu plan-plan, et nous conclurons ainsi :

Si "La Nuit" a été bonne, elle ne fut pas Royale...

 

 

01.05.2009

Rentrée de septembre

 

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-Après avoir été, avec plus ou moins de succès, à l'initiative de spectacles exigeants et souvent audacieux, les nouveaux directeurs (depuis janvier 2008) de La Pépinière Théâtre, Antoine Coutrot, Emmanuel de Dietrich et Caroline Verdu semblent déjà baisser les bras. Alors qu'une reprise par Jean-Laurent Cochet de ses "Deux Colombes" arrive en roue de secours pour boucler la saison, la rentrée ne s'annonce pas non plus sous le signe de la prise de risque. Accueil de Jean-Jacques Vannier pour son nouveau one man show et reprise de "Bien Des Choses", créé au Rond-Point il y a deux ans par François Morel et Olivier Saladin...

Alors ? Plus d'idées ? Plus d'argent ? Pas le temps de chercher ? 

 

 

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-De son côté, le théâtre Comédia qui semblait se spécialiser dans les spectacles musicaux accueillera la nouvelle mise en scène de Nicolas Briançon, à savoir "La Nuit des Rois", de Shakespeare, avec entre autres la délicieuse Sarah Giraudeau, Arié Elmaleh, Yves Pignot et Jean-Paul Bordes.

Photo : theatrecomedia.com

 

 


23.04.2009

Olé !

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Décidément, la crise permet aux spectateurs parisiens de revoir de vieux succès déjà bien amortis... Les directeurs ne font pas de frais pour boucler une saison difficile. Au théâtre Comédia, record battu, on ne s'embête pas et on déterre un " Cid "mis en scène par Thomas Le Douarec en... 1998 ! On nous dira probablement que la version proposée n'est pas tout à fait identique à la première (donnée au théâtre de la Madeleine, si je ne m'abuse), mais l'affiche est la même, la distribution en partie, et l'on nous annonce du flamenco à gogo, et un Rodrigue "muy caliente" dans les arènes espagnoles... Soit ni plus ni moins la version qui est dans mon souvenir et qui justement ne m'en avait pas laissé un mémorable... D'une longueur assez douloureuse et quelque peu cucul-concon, parfois très "Feux De L'Amour", à l'image de l'affiche...

M'enfin c'était il y a longtemps, et j'étais jeune...

 

 

15:01 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le cid, thomas le douarec, théâtre comédia | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |